RAPPORTS DE CATHERINE AVEC SON ORDRE
Renularis vile sUlum anplexaUir iaformaUiiii a sancto Dominico...
GhrUti corpus venorandum sic ducebat frequeniandam magno desiderio ; et, si sibi licuisset, omni die id sumpsisset pro sui remedlo.
IN FKSTO KATBRINB DE SBllIS.
Retour de la Sainte à Sienne. — Son oratoire. — Ses communions. — Ses chapelains les Frères Prêcheurs. — Ses sœurs.
— Conversions de Nicolas Sarracini et de Nanni dî ser Vanni.
— Catherine reçoit on doa le château de Belcaro et y établit un monastère de Dominicaines. — Réunion k Sienne des trois branches de TOrdre. — Mouvement de foi autour de Catherine et de sa famille spirituelle. — Leur apostolat parTEuchariatie.
Si Catherine n'avait pas appelé à Pise sa mère et ceux de ses amis qui étaient incapables de contenir les premiers transports de leur joie, son retour dans sa patrie eût été ce qu'elle tenait à éviter, un triomphe * ; mais elle parvint à rentrer à Sienne
1. Lettere di Stéphane Maconi a Neri de' Pagliaresi, Siena 29 di Novembre e 8 di Décembre 1376 [BifiLioGBAPBiB, I, VIJ.
SES RAPPORTS AVEC l'oRDRE DE SAINT DOMIMQUE 361
sans éclat^ et un jour ses compatriotes étonnés la retrouvèrent à Fontebranda. Comment était-elle arrivée? nul ne l'avait vue. Tous savaient cependant que les négociations de la Sainte avec les puissances de la terre étaient terminées et qu'elle ne songeait plus qu'à négocier le salut des âmes.
Durant sa longue absence, Catherine avait laissé ceux dont elle était la mère, à la garde des Dominicains et aux soins des Tertiaires. Les Prêcheurs surent guider ses fils. La Fraternité ne permit point à l'esprit de pénitence ou au zèle charitable de s'aifaiblir; aussi parmi les hommes qui, au dire de l'un d'eux, « incarnaient Catherine en leur cœur * >, un seul avait failli. Tandis que tous rivalisaient de vertu, le penchant de la nature, le courant qui entraînait la jeunesse siennoise vers de coupables plaisirs, emportait de nouveau François dei Malavolti. Insouciant ou humilié, il ne revint pas.
L'apôtre s'efforça de ramener cette brebis égarée au bercail. « Malheureuse mère, je vais te cherchant, écrit-elle ; tu as misérablement prodigué les grâces que ton Père céleste t'avait données, et maintenant ton âme meurt de faim. Où sont tes doux désirs ? le démon les enlève et te dérobe ton âme ! Viens, sopracarissimo /igliiwlo/]e puis bien Rappeler cher, tant tu me coûtes de larmes, de pleurs et d'amertumes *. » Malavolti , dans les premiers jours d(» sa conversi m, prétendait que le nom