Cf. Ch. VII, p
2. Peut-être était-ce le ridotto arrangé par Maconi [Biblio- GBAPHIE, I, vi] d'après les instruotions de Catherine qu'il avait
P. Raymond : « Si vous saviez combien j'ai faim ! » était tel, que nul ne Toublia, et on redoublait volontiers les^fatigues du ministère afin de procurer à une telle âme « la nourriture providentielle. » Jamais les célébrants n'avaient été aussi souvent associés aux mystères d'amour qui accompagnaient les communions de la Sainte. Ils ne s'étonnaient plus lorsque Thostie sacrée se diriçeait seule vers Catherine ; ils voyaient et ils adoraient *.
Familières avec ces miracles, les disciples les plus proches de la Sainte par l'union fraternelle, les Tertiaires, y assistèrent enfin sans être^ comme dans les églises, préoccupées de défendre leur sœur contre le soupçon et Tinjure. Libres de se recueillir, elles méditaient sur les innombrables grâces que cette grande sœur recevait durant « l'étreinte si douce de son âme par Dieu ', » où abandonnée à l'action de la sainte Trinité répandue dans sa vie par le pain vivant, elle montait de l'Eucharistie à la divinité et participait à l'éternelie puissance, àréternelle sagesse, à l'éternel amour'. Catherine s'unissait alors à l'adoration qu'avait la Mère de Dieu pour rEucharistie : près de Marie, Catherine entrait plus avant dans l'intimité du
devancée à Sienne. Mais» ainsi que le déclare M. Tabbé Toti, [Bibliographie, I, xxiv], ainsi que le déclarera tout observateur consciencieux, les transformations successives apportées à la maisoQ des Benincasa par la piété des fidèles, rendent impossible de la reconstituer telle qu'elle était au xiv' siècle.
1. B. ftaym. II, 12. — Proc. D. Mart. VI. Dep. P. Bart. Dom. 1346.