‹ Sainte Catherine de SienneChapitre 163 sur 282 · Lett · texte numérisé non relu

Lett

SES RAPPORTS AVEC l/ORDRE DE SAINT DOMIMQIE 371

dans les plis do son voilo : il y brûla tout entier sans rien enflammer!

Ces cérémonies lui étaient une joie ; elle ne permettait pas aux évoques * d'y introduire la moindre nouveauté ; elle ne laissait point contester aux Tertiaires les privilèges qu'elle leur avait rapportés de Rome. De son exemple la Sainte soutenait certaines coutumes particulières et approuvées de mortification. A ses disciplines secrètes on lui vit ajouter d'autres disciplines qu'elle se faisait donner par ses compagnes *. Dès 1366, le contact, les lettres, la direction de Catherine formaient des Tertiaires ; chacune peu à peu était devenue un apôtre, et tandis que les Bulles les plus fréquentes, les plus riches en grâces qu'obtenait Catherine du Saint-Siège , étaient en faveur.de son Tiers-Ordre, le nombre des Sœurs de la Pénitence doublait à Sienne.

Pourtant ce n'était point assez pour Catherine : elle voulait que sa patrie possédât au complet sa famille spirituelle. Dans TOrdre dominicain, les Frères Prêcheurs enseignent la vérité ; les religieuses cloîtrées soutiennent par Toraison et la pénitence l'apostolat de vérité ; les Tertiaires, grâce à leur vie qui s'alimente de la doctrine du premier Ordre, de la prière et des sacrifices du deuxième, répandent la vérité, dont vit toute âme dominicaine, sur les chemins du monde. Près de Camporeggiet de la Fraternité il manquait un cloître.

1. Les ternieR sont fort nets ; à Tarchevêque de Pise elle écrit [Lett. 243] : « Occupez-vous des choses qu'il est de votre devoir de faire, et de ceci, pour l'amour de Dieu, veuillez ne point vous en charger. »

Page 1