B. Raym.. Il
SES RAPPORTS AVEC l'oRDRE DE SAINT DOMINIQUE 375
paisible nature, car la r^gle du glorieux Dominique rend très saintes les épouses du Christ; la pauvreté ne déguise point l'amour de soi : on fuit la paresse, la sensualité, l'orgueil, les amitiés qu'on acquiert par d'autres dons que par le don de son âme; la chasteté fait rompre non pas avec un seul péché, mais avec tous; on n'imite point les vierges folles qui, mettant leur gloire dans la virginité du corps, ont perdu la virginité de l'âme, parce qu'elles ne possédaient pas l'humilité. Ainsi que les corps sont renfermés à l'abri des murs, les désirs le sont dans le cœur de l'Epoux; on n'a point refusé d'être des épouses selon ce monde pour laisser Jésus aimer seul. L'obéissance allège de tout poids terrestre et unit à l'Epoux divin avec une telle douceur d'esprit, que mortelles on goûte des fruits d'immortalité \ A Belcaro, Catherine le promet aux magnifiques Défenseurs de sa patrie, une continuelle prière pour la ville de Sienne montera vers Dieu.
c Li cuera, an roi, doit estre semblans à rencensier, n Tout clos envers la terre, et overe ver le ciel ^, n
disait souvent la Sien noise en son langage, avec des termes identiques à ceux du trouvère français. Au cœur des cloîtrées dominicaines « la charité allumera, l'humilité alimentera, la foi excitera la llamme, qui, consumant leurs vies comme un seul holocauste, fera d'elles les victimes capables do racheter leurs concitoyens '. »
l.Lett. 23,215,217,315.