Vallepiatta
2. Une pierre commémorative, une épigraphe, une fresque peittte au zviik siècle par Naeinl et récemment refaite par Malfoi, indiquent l'endroit même où Catherine s'arrêta.
trône des rois*, au milieu de nuées flottantes, près de Téglise des Frères Prêcheurs, Catherine contemplait le Christ. A ses côtés se tenaient les Apôtres, Jean, Pierre et Paul, suivis de quelques hommes habillés de blanc *. Le Seigneur Jésus était revêtu d*ornements pontificaux et couronné de la tiare au double diadème ^ de pape et de monarque. Il souriait ; sa main s'étendait sur Catherine pour la bénir, quand à la voix d'Etienne tout avait disparu.
L'avenir de Fenfant était-il dévoilé à ses yeux? Se voyait-elle déjà appuyée sur l'Ordre de saint Dominique ? Entendait-elle saint Jean Texhorter à la contemplation du Verbe, à Tintelligence de cette pensée créatrice et providentielle qui réserve ses plus intimes secrets aux vierges ? Saint Paul venait-il l'animer à Tapostolat? Pressentait-elle que, victime volontaire, elle se sacrifierait jusqu'à la mort pour l'Eglise, pour le Pontife-Roi Vicaire du Christ et successeur de saint Pierre? Toute joyeuse du sourire de Jésus, écoutait-elle le Rédempteur l'inviter à la mystiqpje union qu'il forme avec les âmes appelées à la gloire d'enfanter des générations d'élus ? Comment refuser à Catherine au moins une connaissance confuse de cette destinée future quand ses larmes coulent, elle-même le dit, non point sur le spectacle évanoui, mais sur l'infidélité de son regard un instant détourné du Christ ! D'ailleurs, à