B. Raym. Çap. Vita S. Agnetis. Acta SS. 20 Aprilie
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qu^elle adressait aux pécheurs, ils étaient prêts à lui complaire. « Vous nous demanderiez d'aller à Rome ou à Saint-Jacques de Compostelle, nous le ferions, s'écriaient-ils, seulement ne nous parlez pas de nous confesser ! > Catherine tournait alors vers eux le pur regard qui avait reçu le privilège de lire dans les âmes : — « Si je vous dis pourquoi vous vous éloignez du sacrement de pénitence, m'obéirez-vous ensuite ? » Le pécheur acceptait une condition qu'il croyait sans danger, et elle ajoutait : « Mon cher frère, nous échappons aux regards des hommes, nous n'échappons jamais à ceux de Dieu. En tel temps, en tel lieu, vous avez commis telle faute, qui vous empêche de vous confesser, m Confondu, le coupable voyait qu'il ne pouvait plus se soustraire à la honte de l'aveu, et il acquérait du moins le mérite de la pénitence.
Ceux qu'elle convertit ainsi, nul ne les compta. Nombre d'entre eux se firent ses fervents disciples et la suivirent. « Jacques del Pecora, dit-elle à un des plus nobles de la ville, poète célèbre dans toute la contrée, quitte pour un temps ta femme et ton fils, abandonne le métier des armes, afin de combattre en faveur du Christ. Laisse Tétude du droit et les lettres profanes, consacre-toi aux lettres sacrées. Renonce aux vaines promesses du monde ; comme le fils de Zébédée, marche vers réternité bienheureuse. » (^et homme, <jui jeune encore possédait tout, s'en dépouilla et partagea désormais les fatigues, les souffrances, les humiliations de la Sainte *.