‹ Sainte Catherine de SienneChapitre 195 sur 282 · GigUToc. Gâter. II · texte numérisé non relu

GigUToc. Gâter. II

Pépin et sa femme Agnès se formaient depuis longtemps la conscience par la méditation des lettres que la Sainte leur adressait en particulier ou en commun. Grâce à la direction de Catherine, Laudomia, la femme de Charles Strozzi, entrée par son mariage dans une famille hautaine et avide, y donnait l^exemple du désintéressement, du détachement des biens et des honneurs *. Unis aux Pénitents que rassemblait Jean délie Celle et à la Confrérie d'hommes et de femmes fondée par saint Pierre de Vérone, les Florentins formèrent de longues processions; elles parcouraient la ville en chantant des cantiques, qu^un nouveau disciple de Catherine, Gianozzo Sacchetti *, venait de composer sous son inspiration. En tète, Tartisan Romano portait, sans doute, Tétendard blanc orné d^une croix rouge, que la Compagnie del Bigallo tenait du martyr dominicain. On se massait au seuil du couvent des Prêcheurs, à Tombre de Sainte-Marie-Nouvelle, où en 1376 la Sainte priait pour la paix.

Enfin la ville fit un premier pas dans la voie de la soumissionet observa l'interdit. Tiensilo interdetto^l écrivit la Dominicaine à sa sœur Alexia; puis elle donna au P. délia Fonte quelques éclaircissements sur sa vie intérieure. Sainte Lucie venait de lui apparaître ; la vision était semblable à celle qui,

1. Lett. 75, 79, 85, 86, 89, 90, 91, 92, 93, 97, 144, 236, 248, 259, 274.

2. Lett. 72. — Laad. pubb. da Franc. Palermo Gellinialla Galileiana, 1862. — Lettera X. [Biblioqbaphib I, vi.]

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