‹ Sainte Catherine de SienneChapitre 20 sur 282 · JEUNESSE DE CATHERINE · texte numérisé non relu

JEUNESSE DE CATHERINE

velle famille, qu'on appelait tantôt la Milice du Christ j tantôt V Ordre de la Pénitence, s'étendait surtout sous ce dernier nom depuis que TEglise triomphait des hérétiques, car elle se recrutait bien plus encore parmi les femmes que parmi les hommes. Les Sœurs de la Pénitence florissaient non seulement en France, en Italie et en Allemagne, mais jusqu'en Russie et à Constantinople. De la bouche des Frères Prêcheurs Catherine entendait Thistoire des bienheureuses Aimée et Benoîte, revêtues de Thabit du Tiers-Ordre par saint Dominique lui-même * ; ils racontaient les vertus des Sœurs qui, soit sur le trône, soit en leurs demeures, soit recluses au fond d'ermitages, avaient mérité les gloires de la béatification '. Déjà les Tertiaires massées autour de Camporeggi voyaient l'Eglise couronner Tune d'elles, Xéra Tolomei '.

L'inspiration du Saint-Esprit poussait la jeune Siennoise dans le milieu où Dieu voulait que son àme s'épanouît, et une vision vint Téclairer. Pendant son sommeil elle contempla tous les fondateurs d'Ordres et s'entendit engager par eux à entrer dans une religion, afin de mieux servir le Seigneur. Saint Dominique se distinguait grâce au lis enflammé qui brûlait toujours dans sa main sans jamais se consumer. Il s'avança vers Catherine, la nomma sa très douce fille, Texhortaau cou-

1. Relation de la Sœur Cécile ia App. Monom. Col. 253, 288. ~ Mamachi An. 1209, 252.

2. Br. 0. P. 18 Mart. 13 Apr. 23 Jul. 29 Oct. — Année Dominicaine in-4^ [Bibliographie C, xvii.] 9 Avril.

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