Lett
De l'Ancien Testament, Catherine connaissait surtout les parties qu'adopte la liturgie, et en particulier les psaumes ; dans le Nouveau elle traversait sans s'arrêter ce qui tient encore à la terre ; son attrait la portait surtout à méditer l'Evangile consacré à la divinité du Verbe, lesEpîtres où saint Paul enseigne à ne plus vivre que du Christ sous la lumière directe de la Vérité. Sa préférence pour les témoins de son union mystique avec Jésus : David, saint Jean et saint Paul*, était évidente. Aux deux apôtres elle empruntait les citations qui font du Dialogue, des oraisons et des lettres un admirable développement de nombreux textes \ Citant avec la liberté d'une âme qui a trop pénétré Tesprit pour s'emprisonner sous la lettre, elle s'élevait dans son commentaire à une hauteur de vue et à une profondeur de charité, qui parfois semblent égaler celles des Pères de l'Eglise'.
Par sa composition, le livre de la Divine Doctrine étonnait. Autant on trouvait le plan dès lettres parfait, harmonieux, autant le Dialogue entre la Sainte et Dieu défiait toute analyse, toute synthèse. Sous l'inspiiation de rEsprit-Saint,lelien extérieur