‹ Sainte Catherine de SienneChapitre 231 sur 282 · Lett · texte numérisé non relu

Lett

2. Professe du monastère de Poissy, et belle-sœnr de Charles V, qai la consultait souvent.

SA DÉFENSE d'uRBAIN VI 527

vérité • ? On ne sait, car à Rome de même qu'à Napleseten France, l'intervention de Catherine resta sans effet. Pendant que Jeanne attaquait son compatriote les armes à la main, que le roi, entraînant r Université, reconnaissait Tantipape, la première milice patriotique et italienne, la compagnie de Saint-Georges, quittait le service d'Urbain, VI par la faute des Bannerets.

Comme déjà on Tavait observé à la Cour d'Avignon en 1376, on remarqua que l'activité de la Sainte croissait dans l'insuccès et poursuivait par d* autres moyens l'accomplissement du plan providentiel. Sans cesse elle est en conférence avec Urbain ; un secrétaire d'Etat, disent ses disciples, ne serait pas plus souvent appelé à donner son avis ; dès qu'elle le quitte, ses lettres continuent l'entretien. Le 30 mai, elle s'autorise du temps de la Pentecôte pour rappeler au Pontife que par l'aide de la vérité divine et non par la force humaine, les Apôtres ont conquis le monde ; elle fait violence à sa réserve accoutumée,, et tout en se qualifiant elle-même de « vile créature, » elle montre au pape qu'elle a été l'instrument d'œuvres admirables, entre autres de lareddition du fort Saint- Ange, qui permet à Urbain d'habiter le Vatican. Maintenant, ajoute-t-elle, vous êtes chez vous, prêchez la croisade ^ et réformez

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