P. LaGordaire, ^Tie de saint Domlniqaep ch. xvi
2. Une note du RegiAtro- délie Siiore Mantellate state in Siena nel seeolo XIV [Mss. à )A Bib. Com. de Sienne, cod. T. Impr. à Turin par Vercellino, 1864, II, 8] ferait supposer que seules les veuves portaient l'habit. Ce registre où Catherine est ioscritedansle Tiers-Ordre dès 1952, ne saurait inspirer confiance. Sor la Ibte, une Lyta Soror Katerine porte certains auteurs ^ supposer qae la Sainte avait une sœur Tertiaire ; il s'agit d'une Lysa Eoghecti,p«i8qaeson nom suit celai de KaterinaEnghecti.
3i SAINTE CATHERINE DE SIENNE
les Sœurs pr^s de la chapelle où elles avaient coutume de se réunir. Cette fois elle plaida mieux sans doute la cause de sa fille, car les Tertiaires promirent de l'admettre dans leur Fraternité, si elle n'était pas d'une beauté qui attirât trop les regards des hommes. « Venez et voyez, » répondit Lapa entraînant trois ou quatre des principales Professes aupr^s de Catherine. Les ravages de la petite vérole rendaient la pauvre enfant méconnaissable ; les Sœurs ne purent donc pas juger de sa beauté*, qui d'ailleurs était sanctifiée par le rayonnement de son âme sur ses traits ; mais elles furent saisies d'admiration en l'écoutant parler des choses de Dieu. Qu'importait la jeunesse si le jugement était formé, la conscience éclairée, et le cœur donné sans retour ? Grâce au rapport de ces vénérables Sœurs *, Catherine fut reçue dans le Tiers- Ordre à l'unanimité des suffrages, et elle obtint sur rheure de Jésus-Christ les forces qu'elle sollicitait de lui pour les consacrer à son service.
1. Donnaat uq seos exagéré aux paroles du B. Raymond : speciositas naturaliter in ea non inerat excessive^ certains autenrs ont conclu que « Catherine avait perdu sa beauté. » Par l'étude comparée des documents anciens, on voit au contraire qu'elle joignait k la finesse et à la régularité de traits si habi* tuelles aux Sien noises, un charme de physionomie et d'attitude, une majesté et une grâce que tous remarquaient.
2. A l'exemple des couvents dominicains, les Fraternités sont gouvernées par un Conseil de douze membres qui se réunit sous la présidence du Père Maître et de la Prieure .