‹ Sainte Catherine de SienneChapitre 247 sur 282 · Coloss. I · texte numérisé non relu

Coloss. I

3. Notre récit est emprunté à un fragment de lettre sans commencement ni fin, que Gigli donne (L. 103t comme adressé à Raymond de Capone et dont Tommaseo (L. 371) fait une

Catherine, raidie par la souffrance, ne pouvait plus se soulever seule ou môme remuer la tête ; pourtant l'expression de son visage restait ravissante : « Ces douleurs physiques ne sont point naturelles, Dieu permet aux démons de me tourmenter ainsi», disait-elle. — Comment pouvez-vous vivre dans de continuels tourments? lui avait-on demandé un jour ! — Ce n'est pas moi, c'est Jésus- Christ qui vit en moi, fut la réponse *, et plus que jamais il devenait évident que dans un martyre dont l'intensité défie toute expression *, un miracle la soutenait. Craignant de voir cesser ce miracle, Thomas Petra se hâta de rappeler à Catherine les promesses qu'elle lui avait faites : « Il faut, s'écriat-il, que 'vous parliez une dernière fois à votre famille spirituelle. »

Jamais la Sainte ne dévoila plus simplement son âme : « Dès le début de ma vie, dit-elle, j'ai compris qu'il fallait affranchir son cœur de tout amourpropre sensible, afin que libre, ouvert, pur et sincère, il pût s'offrir à Dieu, et je me suis donnée par la voie des souffrances. La Foi fit concevoir à mon intelligence que tout ce qui m'arrive à moi et à tous procède de la bonté divine : de là est née mon obéissance envers Dieu et envers ses ministres ; ensuite j'ai compris que sans l'oraison humble

lettre à Urbain VI . On ne saurait émettre à ce sujet qne des hypothèses. Une lectnre attentive pronve qne le document est postérieur à la lettre (373) du 1 5 février et qu'il décrit de nouvelles visions.

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