‹ Sainte Catherine de SienneChapitre 26 sur 282 · Cérémonial de la prise d'habit · texte numérisé non relu

Cérémonial de la prise d'habit

2. LeUera 181. Cfr. Ps.cin. (Heb. civ), 6. 8. Dialogo, XLIV [Biblioqrapbib A, 14o].

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ses rameaux ; mais il était entouré de ronces touffues. Non loin de là, au penchant d'un coteau, des épis de blé s'inclinaient sur le grand chemin ; bien que lourds et dorés, ils étaient vides. Les hommes allaient et venaient dans ce paysage ; la plupart d'entre eux semblaient attirés par les fruits du grand arbre : ils s'avançaient pour les saisir, puis effrayés par les épines, ils reculaient et cherchaient dans les épis une nourriture trompeuse qui les laissait mourir de faim. D'autres plus hardis traversaient les ronces ; bientôt découragés par la hauteur de Tarbre, ils rejoignaient dans le champ de blé ceux qui s'y étaient rendus tout d'abord ; quelques hommes enfin atteignaient les fruits et se rassasiaient si complètement qu'il ne leur était plus jamais nécessaire d'avoir recours à d'autres aliments.

Le Saint-Esprit expliqua à Catherine que l'arbre dont elle ne voyait ni les racines ni le sommet représentait le Verbe incarné. Les racines profondément enfoncées dans la terre signifiaient Tunion incompréhensible delà nature divine avec la nature humaine. Les fruits étaient les enseignements de Dieu, le champ de blé l'image du monde. Les hommes qui renoncent aux fruits de l'arbre par crainte des épines sont les sensuels. Parfois, connaissant à temps la vanité du monde, ils font un effort de volonté et traversent les épines. Ceux qui au delà des épines défaillent à la vue de la hauteur de l'arbre, ce sont les âmes qui, après s'être données à Dieu, l'abandonnent et perdent ainsi le salaire de leurs premiers labeurs. Enfin les victorieux, qui se nourrissent des fruits de larbre, ce sont les fidèles

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