Cf. ch. V, p. 130; ch. IX, p. 218, et ch. XX, p
notre consolation est morte! » s'écriaient-ils, sachant bien qu'ils" ne retrouveraient point ici-bas un dévouement, un amour pareils ! Toujours, W Sainte avait été prête à enfanter les âmes de ses disciples à la grâce ; accusant ses péchés d'être la cause de leurs imperfections, elle se sanctifiait afin de les sanctifier ; par Texemple, elle les exhortait à rendre don pour don à Dieu, dans la mesure oîi l'échange est possible aux créatures. Grâce à la vision que le Seigneur lui donnait des âmes, rien ne Tavait séparée d'eux; elle portait leurs responsabilités, leurs infirmités, le poids de leurs offenses; elle les associait à tous ses mérites ^ !
Ensemble les disciples relurent la correspondance de Catherine ; ensemble ils médit^rent les enseignements du passé. Comme le Christ après l'Ascension, Catherine, après son entrée dans la gloire, éclairait ses fidèles de lumières plus vives et leur intelligence pénétrait le sens de paroles obscures pour eux en présence de celle qui les proférait*; « Il faut que je vous quitte, avait-elle dit, pour que vous cherchiez Dieu en esprit et en vérité '. » Les disciples s'encouragèrent l'un l'autre à ouvrir leurs âmes à la surabondance de grâces que l'âme de la Bienheureuse devait, selon une promesse vivante en tous leurs cœurs, partager avec eux. Attentifs à Tappel unique qui unissait leurs vocations diverses en une seule symphonie,
1. Lett. 30, 104, 121, 126, 127, 129 ,147, 169, 191, 202, 298, 216, 247, 250, 267, 287, 295, 318, 328, 340.