Lett
ilsoflfrirent leur vie pourTEglise militante, afin de retrouver Catherine dans FEglise triomphante.
Le premier qui la rejoignit fut Barduccio. Entré dans les ordres après les funérailles de Catherine, il écrivit le touchant récit de ses derniers moments, puis il revint à Sienne où tout parlait d'elle, et il s'essayait à vivre de souvenirs et d'espérances, quand son amie lui amena la mort qui le consola à jamais. Jean délie Celle, Guillaume de Flete s'endormirent du dernier sommeil soutenus par l'apparition de Catherine. Néri avait renoncé à sa famille et à ses biens. Accouru de Naples pour assister aux obsèques de sa mère spirituelle, il terminait ensuite ses affaires et se retirait dans un ermitage situé aux portes de Sienne ; là il traduisait la Légende, lorsque ta plume s'échappant de ses doigts, il expira. Jacques del Pecora vécut et mourut à la cour des princes d'Urbin, comme dans un monastère ; Scr Christophe de Gano, non content de traduire le Dialogue en latin * et de s'occuper par tout moyen en son pouvoir de favoriser le culte et la gloire de Catherine, se consuma, avec Matthieu Ccnni, au service des malades, et lorsqu'on 1386 il perdit sa femme et ses enfants, il entra dans l'Ordre de Saint-Augustin. Chartreux par obéissance, Maconi porta l'esprit apostolique de la Tertiaire dominicaine dans l'Ordre de Saint-Bruno. S'attachant avec une paternelle tendresse aux Chartreux qui avaient connu la Sainte, il leur fit pratiquer les conseils que jadis elle leur donnait. Toujours le Tiers-Ordre domi-