Il fit refoir et corriger sa version par Maconi
nicain trouva en lui un protecteur zélé et la Sainte un dévot ; quand il mourut, ce fut avec le nom de Catherine sur les lèvres *. François dei Malavolti ne se rendit pas sans lutte ; mais Catherine brisa une à une les idoles de son disciple et en se montrant à lui, elle le décida à prendre le froc des Olivétains. Sano di Maco, Ventura, Nigi, Piccoloraini témoin de la mort de Catherine, en un mot tous les disciples gardèrent sa parole et la pratiquèrent*.
C'est surtout dans son Ordre que la Sainte laisse une trace lumineuse. Pendant les six dernières années de sa vie, sa correspondance avec le P. Raymond façonnait peu à peu le futur Ma*itre-Général des Prêcheurs, le réformateur appelé à relever Tobscrvance dans cet Ordre, qui n'a jamais eu à réformer son esprit. Quand en 1399 le Maître- Général mourut et fut salué Bienheureux par ses Frères, il avait accompli de grandes choses qui réalisaient les promesses de Catherine. Ses principaux auxiliaires étaient les confesseurs, les amis de la Sainte : à Sienne, le Prieur de Camporeggi,
1. La défection de G. Rainaudo, passé en 1379 au parti de l'antipape, avait ea pour conséquence de donner deux généraux ans Chartreux. Ëlu par les pays restés fidèles au pape de Homey tandis que Boniface Ferrier gouvernait les adhérents du pape d'Avignon, Etienne sut ramener les Chartreux français dans la bonne voie. Lui et B. Ferrier se démirent alors de leurb charges, et l'on élut un nouveau Général, soumis au pape de Rome. Nommé Vicaire pour les couvents d'Italie, Maconi mourut en 1424 à la Chartreuse de Pavie et son Ordre le proclama Bienheureux.
2. Lettere Autogr. 268, 274, 290, 293,314, 323, 324. — Lett. di 6. délie Celle. (Bibliographie I, Vi, Vil.) — Proces- •118 nus. f . 433, 439. — B. Raym. II, 10 ; III, 1 .
^A GLOIKE 399
Thomas délia Fonte * ; à Pise, Thomas Ajutamicristo *, et le cardinal di Domenico ; dans la province romaine, Barthélémy dei Dominici, à qui Tépiscopat ouvrait un champ plus vaste de travail; à Venise, Thomas Caffarini. Jusqu'à sa mort ^ ce religieux, que l'Ordre béatifia , se donna non seulement à la réforme des Frères Prêcheurs, mais à celle qui fut introduite par Tora Gambacorti chez les cloîtrées dominicaines. Pourtant il s'occupa surtout du Tiers-Ordre. Ce fut appuyé sur lui que dans le couvent où Alexia mourut dès 1 382 *, on pratiqua la règle qu'il faisait de nouveau approuver à Rome. Il favorisait les comniunautés de Tertiaires, et on peut dire que c'est lui qui a communiqué au Tiers-Ordre régulier, merveilleusement actif de nos jours, Tesprit de Catherine. Cet esprit nous l'avons vu vivant à Paris, durant la Commune, chez les Dominicains du Tiers-Ordre enseignant qui, traqués à Arcueil comme Catherine l'avait été à Florence, eurent de plus qu'elle le bonheur de verser leur sang pour l'Église et la patrie.
Grâce à ses confesseurs et à ses disciples dominicains, grâce à sa fille spirituelle Tora Gambacorti, Catherine a donc réformé et vivifié celles des branches de son Ordre dont elle ne faisait point . partie; quant au Tiers-Ordre séculier, elle y reste au cours des siècles comme un germe de vie