‹ Sainte Catherine de SienneChapitre 41 sur 282 · B. Raym. II · texte numérisé non relu

B. Raym. II

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s'adressait à Tune pouvait compter sur un double dévouement.

Grâce à la présence d'Alexia et de plusieurs Tertiaires qui tour à tour ramenaient Catherine de Tégiise, les coutumes de la Fraternité interdisant aux jeunes sœurs de sortir seules ; grâce au séjour que parfois les plus zélées étaient admises à faire sous son toit; grâce à Tentrée de sa belle-sœur Lisa dans le Tiers-Ordre, la cellule de la Sainte devenait pour les Mantelées un lieu de réunion où, en travaillant à Taiguille, elles parlaient du monde selon les lumières de la foi et du ciel comme si elles l'avaient vu.

Quelquefois, surprise par une question de ses compagnes ou violentée par ses extases, Catherine laissait entrevoir les grâces miraculeuses dont le pauvre réduit avait été le témoin ; mais le plus souvent elle s'abîmait dans l'humilité et la prêchait aux autres *. La maison où la Providence avait fait naître Catherine, et que sa vocation ne l'obligeait pointa quitter, était le sol même sur lequel commençait son apostolat.

A sa famille religieuse elle se donnait autant que le Tiers-Ordre permet la vie de communauté. Si ce n'était point l'intimité d'âme à âme réservée au cloître, c'était du moins l'union d'êtres portés vers un même amour par un mouvement dans lequel l'énergie de ceux à qui Dieu accorde infiniment et qui lui rendent selon sa mesure, entraîne les pauvres d*intelligence et les

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