B. Raym. III, 1. — Snppl
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impuissants de cœur. Au milieu des Sœurs de la Pénitence pour qui les occasions de tentations, de souflFrances, de mérites, étaient variées non seulement par la nature, la grâce ou la vertu, ainsi que derrière les grilles d^un monastère, maïs encore par Tétat différent où vivaient les épouses, les veuves et les vierges dans les conditions particulières du rang social que gardait chacune, Catherine exerçait son action d'amour sous des formes diverses et multiples.
Quant aux Dominicains, ils recevaient de leur humble sœur cette assistance que les saintes femmes donnaient au Christ : telle est près des Prêcheurs la mission des Tertiaires. « Les forces et moyens » de l'ignorante plébéienne étaient sans limites, car elle répandait le Verbe qu'elle possédait par l'union avec lui ^ « Catherine nous met vraiment en rapport avec le Christ qui vit dans son âme, » dirent bientôt les Dominicains établis à Camporeggi ou les prédicateurs de passage à Sienne, quand les uns et les autres ils recevaient la permission d'ouvrir leurs consciences à la Sainte.
C'étaient le P. Barthélémy dci Dominici, tout ému encore des grâces de sa récente ordination ; le novice Thomas CafiFarini, rejeton d'une riche et noble race ; le P. Georges et d autres religieux également saints devant Dieu, mais moins connus des hommes. Le P. délia Fonte entendait que la jeune fille conférât avec eux de ses révélations. La première fois que Catherine voulut le faire, elle