On parle encore à Sienne de la botte di ScaUa Oaterinû
rait de si touchantes paroles que l'assistance croyait écouter la voix des élus. Tantôt elle s'affaissait subitement, baignée dans des torrents de larmes. La contemplation du côté entr'ouvert de Notre-Seigneur, le souvenir des bontés divines, lui inspiraient mille sentiments divers qu'elle était confuse d'avoir fait connaître quand, au sortir de l'extase, elle se voyait entourée d'ui^e foule attentive et curieuse *.
Dans cette foule.se trouva un jour André Vanni, qui appartenait à la corporation des peintres fondée en 1355^ quand l'école de Sienne n'avait plus trouvé un chef digne de succéder à Simon. Memmi. Appelé à décorer de fresques une partie de la chapelle délie Volte^ le jeune homme venait d'arriver, quand il aperçut tout à coup le visage de Catherine illuminé d'utie clarté céleste, rayonnant d'une beauté vraiment surhumaine. Captivé par une apparition qui répondait si bien au besoin d'idéal dont son imagination était tourmentée, André esquissa à la hâte sur le mur les traits de la jeune Tertiaire', se promettant de chercher à mieux connaître l'âme qu'enveloppaient des formes si pures.
Les incrédules eux-mêmes, qui venaient voir la Sainte dans une intention de moquerie, la quittaient