‹ Sainte Catherine de SienneChapitre 62 sur 282 · Dialogo CXLVII · texte numérisé non relu

Dialogo CXLVII

2. Soppl., II, VI. L'excès de la lumière divine l'empêchait de distinguer les choses créées.

Ce n'était pas que Catherine s'abandonn&t à l'inaction. Souvent, au sortir môme de ses extases et de ses maladies, elle entreprenait quelque pèlerinage pour obtenir le pardon de ses péchés, accroître en elle la grâce de Dieu, ou donner de nouveaux avocats aux causes qu'elle plaidait : « Le vrai pèlerin, disait-elle à ses compagnes, n'envisage ni la peine ni la joie qu'il trouve sur son chemin ; il voit le but et son bâton, c'est la croix* ». Ainsi les sanctuaires des saints devenaient pour Catherine des étapes du grand pèlerinage terrestre. Entre tous, un monastère de Bénédictines dédié aux saints Abondo et Abondanzio* excitait sa foi. Auprès du corps de ces anciens martyrs elle trouvait les reliques de son concitoyen Jean Colombini', fondateur des Jésuates, qu'elle avait connu, grâce à Lisa, dont il était parent, et qu'elle vénérait à bon droit. Certain jour elle se leva de son grabat, emmena Alexia et une autre Tertiaire, et se traîna avec leur appui vers le lieu où l'appelait son désir. Il fallait franchir plus d'un mille; les Tertiaires se demandaient comment Catherine atteindrait le terme de son voyage, quand brusquement elle quitta les bras qui la soutenaient. Saint Paul, sainte Magdeleine, guidaient ses pas. Au loin Notre- Seigneur lui-même marchait dans la direction de la

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