ProceMiu attest. P. Bart. Dom. D. Mart., VI
SAOrri CATBERINB. 5
amitiés dans les diverses branches de son Ordre, raccroissement du groupe des disciples robligeaient à multiplier ses lettres; elle pressentait la nécessité de correspondances nouvelles, et voilà qu'un secrétaire intelligent et lettré lui était donné par la Providence.
Dans les lettres de Catherine à sa famille, Néri trouva des leçons d'une rare élévation. « Soyez content en tout temps et en tout lieu , écrivait-elle à son frère Ben incasa : car tout nous vient de l'éternel Amour*. Notre-Seigneur n'est-il pas mort pour nous arracher à la passion des biens temporels qui passent et nous abandonnent, si nous ne les abandonnons pas nous-mêmes ? » Craignant que les liens qui les unissaient autrefois ne se dénouassent depuis qu'ils ne demeuraient plus ensemble *, elle exhortait ses frères à l'union. « Benincasa, toi qui es l'aîné, il faut vouloir être le moindre de tous, disaitelle, empruntant les paroles de Notre-Seigneur à ses disciples; toi, Barthélémy, mets-toi au-dessous du cadet; et toi, Etienne, je te supplie d'être soumis à Dieu et à tes frères. » Le vol rapide du temps doit les encourager dans leurs incessants labeurs. « Nous n'avons pas la fatigue passée ni celle qui est avenir, mais seulement la fatigue de la minute qui s'écoule ' », écrit Catherine. Lorsque Ja vie éter-