Luc. XXI
plus elle désirait se fortifier et recevoir des grâces pour autrui enrEucharistie, Lorsqu'elle était privée de communier, Dieu n'écartait point Tobstacle, il se plaisait à manifester sa présence en la soutenant par des communions miraculeuses, tantôt sensibles pour elle seule, tantôt pour tous ceux qui Tenvironnaient * .
La communion spirituelle était sa dévotion et la soutenait quand ses supérieurs lui refusaient rEucharislîe, et quand docile aux habitudes d'un siècle où les plus pieux chrétiens ne venaient à la table sainte que les dimanches et fêtes, elle s'abstenait, par respect. Durant une courte absence de Sienne, le P. Raymond reçut ces lignes touchantes: «Depuis votre départ, mes péchés se sont multipliés, au point que jamais je n'ai été digne de recevoir le Sacrement. Recommandez-moi en célébrant la sainte Messe et je recevrai spirituellement de vous le corps du Fils de Dieu *. » Mais sans l'Eucharistie, Catherine languissait et semblait mourir ; aussi le P. Raymond voulut-il chaque jour donner lui-même la communion à sa pénitente. Si les souffrances de Catherine l'empêchaient de monter à l'église au lever du soleil, il l'attendait pour célébrer.
Un matin elle vint très tard. Le P. Raymond la crut malade et dit la Messe à l'autel Saint- Paul, situé dans le chœur réservé aux hommes ; appuyée au banc de pierre qui longe la cha-