‹ Sainte Cécile et la société romaine aux deux premiers sièclesChapitre 35 sur 113 · A E T H E R I O S PE T 1ERE SI N VS REGNAI} VE PIOHVM · texte numérisé non relu

A E T H E R I O S PE T 1ERE SI N VS REGNAI} VE PIOHVM

RO M A SV OS POT I VS H E R V 1T D E E E N D E R E C I V E S. H A EC DA M A S VS VE ST R A S REFERAT NOVA SIDERA I.AVDES.

MARTYRK DI-S APOTRES.

historique, se soient avisés, comme d'un expédient, de nier le séjour de saint Pierre à Rome; mais ce qui étonnera la postérité, c'est qu'on ait vu, il y a peu d'années, en ce siècle de l’archéologie, dans cette même Rome, de prétendus savants, demeurants d’un autre âge, tenir des conférences publiques pour remettre en question le voyage du prince des apôtres dans la capitale de l’empire romain. Si nous eussions eu l’honneur d’être présent dans un si docte aréopage , nous eussions demandé à ces critiques renouvelés de l’Allemagne de Luther, de nous laisser penser sur le point en litige ce que pensait Julien l'Apostat, qu’on ne soupçonnera pas de papisme. Comme eux Julien était d’avis que les synoptiques n'ont pas enseigné la divinité de Jésus-Christ, et que saint Jean est le premier des Évangélistes qui l’ait formulée ; mais pour le prouver, l'Apostat emploie un argument qui ne saurait être du goût de nos docteurs. « L’excellent Jean, dit-il, s'étant aperçu que, dans la plupart des villes grecques et italiques, une immense multitude était portée à admettre la divinité de Jésus, et sachant que les tombeaux de Pierre et de Paul étaient l'objet d'un culte fervent quoique secret, osa le premier mettre en avant cette doctrine. » ( Apud Cj-rill. Alexandr. Edition de Spanheim. Leipsik, 1696.) Ainsi, on peut être apostat et croire néanmoins que saint Pierre est venu à Rome et que son corps y repose.

Autour de la tombe de Pierre vinrent se ranger ses successeurs jusqu’à la fin du deuxième siècle. Un labyrinthe de galeries s'étendit progressivement sous les terrains que longeaient la voie Triomphale et la voie Cornélia; ce fut le cimetière Vatican, le plus sacré de tous. Ses corridors, interceptés au quatrième siècle par les murs de la basilique constantinienne, reparurent au seizième, lorsque l'on eut à creuser de nouvelles fondations pour établir la basilique actuelle, dont les proportions dépassaient de beaucoup celles de l'ancienne. On put circuler de nouveau dans ces galeries qui n’avaient été visitées par personne depuis le quatrième siècle, on retrouva des oratoires, des cubicnta ornés de peintures. Bosio, à qui nous devons ces détails, déclare les avoir en partie puisés dans les notes d'un bénificicr de Saint-Pierre nommé Tiberio Alfarano, et en partie recueillis de ses propres souvenirs, et il regrette que son âge trop peu avancé encore ne lui ait pas permis de prendre les dessins des peintures.

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