‹ Sainte Colette (1381-1447)Chapitre 8 sur 19 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

LA RÉFORME s'ÉTEND EN FRANCE ET EN SUISSE.

La sainte abbesse venait à peine de décider la fondation du couvent de Seurre, que la duchesse de Bourbon sollicitait la fondation dans ses États d'un couvent de la réforme. Après avoir obtenu de la cour ducale de Bourgogne, par l'intermédiaire de Jean de Vaudrey, la permission de fonder ce monastère en pays non seulement étranger, mais en état de guerre ouverte, la Petite Ancelle se rendit à Moulins où se trouvait la duchesse de Bourbon. Malgré quelques obstacles, le couvent fut bientôt établi et reçut pour première abbesse sœur Marie Sénéchal, une des premières compagnes de la réformatrice.

C'est ensuite le tour du couvent de Decize, fondé par la comtesse de Nevers, Bonne d'Artois, qui pleurait la perte de son mari, tué à la bataille d'Azincourt, et avait obtenu dès 1 4 1 9 les bulles nécessaires à l'érection.

L'année i4^3 vit la fondation du monastère d'Aigueperse tout près de la résidence ordinaire de la duchesse de Bourbon, son château de Montpensier. Le couvent fut achevé et la chapelle consacrée le 26 juin i4a5. Le séjour de Colette à Aiguëperse fut marqué par deux miracles : la guérison du bailli de la ville, qui souffrait d'une fièvre quarte, et la conversion d'un couple de bandits qui, condamnés à mort et la rage au cœur, refusaient, jusqu'à son intervention, les secours de l'Église.

La sainte abbesse était encore à Aigueperse lorsque Isabeau de Bourbon vint voir la duchesse, sa cousine, au château de Montpensier. Cette princesse, fille aînée de Jacques II de Bourbon, comte de la Marche et roi de Naples, prit, après son entrevue avec Colette, la résolution d'entrer dans la réforme et elle embrassa avec enthousiasme la vocation religieuse lorsque son père lui en eut donné la permission.

Très touché de cette décision, le malheureux roi manifesta des velléités de guérison spirituelle. Le P. Henry lui fut alors envoyé et nous verrons plus tard quels merveilleux résultats il obtint.

A Aigueperse aussi, Claudine de Roussillon, vicomtesse de Blignac, vint trouver notre sainte pour la prier de venir dans ses États établir un de ses monastères. Mandant en hâte Mère Seneschal pour lui confier la direction du couvent d'Aigueperse, la

réformatrice part pour le Puy-en-Velay, en compagnie de la vicomtesse, de sœur Périne, de sœur Marie Chevallier et de la novice Isabeau de Bourbon. La bulle d'érection du couvent du Puy est du 8 septembre i425.

Mais le prévôt royal et le chapitre delà cathédrale ayant soulevé des difficultés longues à résoudre, Colette, laissant la fondation en suspens, se hâta de se rendre en Savoye où l'attendait un de ses premiers protecteurs, le duc Amédée VIII. Le duc aurait eu le désir d'établir un couvent de la réforme dans sa capitale même, Chambéry; mais l'opposition des conventuels et des urbanistes l'y fit renoncer pour un temps. La sainte prédit cependant que cette fondation se réaliserait un jour, ce qui arriva, en effet, sept ans après sa mort. Pour le présent, elle accepta l'offre du duc d'établir un monastère à Vevey, sur le bord du lac Léman, et se mit aussitôt en route. En traversant la ville de Genève, elle prédit à ses filles qu'il y aurait là plus tard un monastère, mais que les sœurs en seraient chassées par l'hérésie.

Un peu avant d'arriver à Vevey, Colette passa auprès d'un couvent de dominicaines; ces religieuses vinrent à sa rencontre et lui donnèrent le baiser de paix. La sainte remarqua qu'une d'elles se tenait à l'écart, car son visage était rongé de lèpre. La malheureuse s'approcha alors sur l'invitation du confesseur de la communauté; Colette alla à elle,

l'embrassa tendrement, et, ce nouveau baiser des deux ordres frères, rappelant l'embrassement célèbre des deux patriarches Dominique et François, guérit subitement la pauvre malade.

La Petite Ancelle consentit à rester deux jours au milieu de la communauté reconnaissante.

Son arrivée à Vevey fut encore marquée par un miracle ; ayant su par révélation que, durant la tempête qui sévissait, l'architecte et les ouvriers mandés pour la construction du couvent se trouvaient embarqués sur le lac et en grand péril, elle envoie sur le rivage le P. Henry, qui, traçant dans l'air le signe de la croix, apaise soudain la tempête et permet à la barque d'entrer saine et sauve dans le port.

Nombre de vocations se déterminèrent durant le séjour de Colette à Vevey; Claude de la Sarraz consentit à la prise de voile de ses deux filles et de sa nièce, alors qu'il était venu trouver l'abbesse pour entraver leur admission par tous les moyens en son pouvoir; c'est ensuite Guillemette de Gruyère, veuve de Louis de Poitiers, que la sainte n'admit qu'après un long temps de probation à raison de son état de veuvage ; elle fut reçue plus tard au couvent de Besançon et y mourut en prédestinée; le P. Henry connut par révélation son admission immédiate dans le royaume des élus.

Ma! s la plus extraordinaire de ces conversions

fut celle du roi Jacques de Naples; ébranlé déjà par les avis du P. Henry, le prince vint à Vevey pour revoir sa fille, sœur Isabeau de Bourbon. Il y fut si touché des entretiens de Colette qu'il annonça le désir de renoncer au monde. Sa plus jeune fille alla retrouver sa sœur ainée et devint sœur Marie de Bourbon; on sait que la seconde, Éléonore, était la femme du fameux Bernard d'Armagnac. Leroy, avec son fils naturel, Claude d'Aix, reçut l'habit du Tiers Ordre, et frère Guillaume de Casai, ministre général des frères mineurs, l'encourageait en ces termes : « Continuez de marcher avec fermeté dans la voie où vous entrez. Je ne doute point qu'il en sera ainsi si vous vous en rapportez aux conseils et saintes persuasions de la très religieuse mère, sœur Colette. »

Le roi Jacques, retournant en Languedoc, et Colette, gagnant Nozeroy, quittèrent bientôt tous deux Vevey. La réformatrice laissait le nouveau monastère sous la direction de sœur Claire Labeur, de Sellières, qui venait d'être miraculeusement guérie de maux de tête intolérables.

A Nozeroy l'abbesse était attendue par Jeanne de Montbéliard, femme de Louis de Chalon, prince d'Orange, qui voulait édifier un monastère de la réforme dans sa ville d'Orbe, aujourd'hui en Suisse. Colette séjourna dans le château où quarante ans plus tard sa sainte fille, la Bienheureuse Louise de

Savoye, devait se former à la vie religieuse et passer, elle aussi, de Nozeroy à Orbe, où elle prit l'habit de clariste et mourut en i5o3.

La bulle de fondation du monastère d'Orbe fut donnée le 17 novembre 1426, et le couvent était terminé au printemps de i4^9- La première abbessefut Ma haut, sœur de l'historiographe, sœur Périne de la Baume. Le célèbre franciscain Pierre Psalmon, et un enfant épileptique furent miraculeusement guéris durant le séjour de Colette à Orbe. La sainte quitta son nouveau couvent en lui prédisant sa future ruine par l'hérésie, ce qui arriva en effet en i535. Plusieurs fois, d'ailleurs, notre sainte vit les maux qui frapperaient l'Eglise au siècle suivant : « Et dit que la trop grande familiarité des filles avec des confesseurs serait cause de ce malheur, et la connivence de ceux-cy envers celles-là, en faveur desquelles ils apporteront de nouvelles opinions coulourées de piété et de résolutions contraires à la vérité en l'exposition de la règle, qui agréeront plus que l'ancienne façon de vie. » N'est-ce pas en ces quelques lignes la plus exacte peinture des sentiments des prétendus réformateurs du xvi e siècle ? Et une autre fois elle dit à sœur Périne : « Tu dis vray, mais après il en viendra qui trouveront tant d'opinions et de nouvelletés sur espèces de biens, qu'elles en auront grande désolation. »

Appelée par le roi Jacques et Bernard d'Armagnac, Colette traverse la Franche-Comté, s'arrêtant sans doute comme étapes dans ses couvents de Poligny et de Seurre, et se rend dans le Languedoc. On l'y trouve en 1428 à Castres, où elle prédit à l'évêque, Raymond d'Avillon, sa mort prochaine et guérit miraculeusement le P» Henry, à Lezignan, où elle fonde un couvent et à Béziers, où elle réforme le monastère des Urbanistes. Tous ces monastères ayant été détruits au siècle suivant par les huguenots, nous avons peu de détails sur cette période de la vie de la sainte. A Béziers, Dieu lui révéla la mort prochaine du pape Martin V, et le nouveau schisme qui allait désoler l'Église.

Ce qui est fort remarquable, c'est que durant ces longs et nombreux voyages, il ne lui arriva jamais ce cas disgracieux » , bien que à cette époque les routes fussent infestées de gens de guerre et de brigands. On vit bien d'ailleurs plusieurs fois que Dieu couvrait sa Petite Ancelle d'une protection toute spéciale. Des brigands ayant attaqué dans une forêt la pieuse compagnie se trouvèrent tout à coup paralysés, et, profitant de leur stupéfaction, les sœurs purent fuir. Un autre jour les brigands, effrayés en entendant les litanies des Saints, prirent la fuite au plus vite. Une fois, enfin, des brigands menaçant de mort les compagnons de Colette, celle-ci, « quoiqu'elle fûtpaoureuse et moult crain-

tive », s'interposa avec force et offrit le sacrifice de sa vie pour sauver ses compagnons. Émus d'admiration les voleurs restituèrent leur butin et s'enfuirent. Arrêtés peu après ils proclamèrent que leur échec inattendu était une punition de l'attentat qu'ils avaient commis contre la sainte abbesse.

Au début de l'an ifag, Colette, revenant du Languedoc, est à Moulins, auprès de la duchesse de Bourbon. C'est à ce moment et dans cette ville que l'on place l'entrevue qu'on la croit avoir eue avec Jeanne d'Arc, qui elle-même vint à Moulins au même temps, lorsqu'elle préparait le siège de La Charité-sur-Loire.

Cette entrevue n'a rien que de vraisemblable, et il ne faut pas oublier que le fils de la duchesse de Bourbon était un des compagnons d'armes de la Pucelle. Ce fait est d'ailleurs indépendant de la question encore si controversée de savoir si Jeanne d'Arc fut ou non tertiaire franciscaine. Colette se trouve ensuite a Decize, où elle nourrit sa communauté, en multipliant miraculeusement quelques œufs et un peu de vin donnés en aumônes, et en remplissant mystérieusement un coffre à blé complètement vide.

Cependant les obstacles à l'établissement du couvent du Puy avaient été aplanis, et la première pierre ayant pu en être posée, le i er février i432, les religieuses s'y installaient solennellement.

Colette, très affaiblie par les fatigues et les austérités, revient alors à Besançon. Elle juge que le moment est venu, l'œuvre de la réforme étant maintenant bien vitalement constituée, de la consolider par des règlements écrits et approuvés par les supérieurs. Dès i4 I2 > étant à Àuxonne, elle avait eu cette pensée. On ne sait si elle la réalisa alors; mais ce n'est en tout cas qu'en i43o que ses Constitutions furent complètement établies. Une copie en fut envoyée au couvent d'Orbe. Les contradictions commencèrent alors ; frère Jean Maubert, vicaire général de l'Observance, les trouva trop sévères ; mais enfin il se rendit et devint si favorable à la réforme que son compagnon, Pierre de Vaux, fut donné comme confesseur à la réformatrice, dont il est un des biographes. En i434> enfin, les Constitutions furent présentées à frère Guillaume deCasal, ministre général des frères mineurs qui présidait un chapitre de l'Ordre à Thonon. C'est à la suite de leur examen que ce religieux adresse à Colette le 28 septembre i434 une lettre célèbre par laquelle il établit, approuve et confirme la Constitution, en renvoyant une copie signée de lui et scellée du sceau de l'Ordre; le ministre général ajoutait que ces Constitutions n'obligeraient l'abbesse elle-même qu'autant que l'œuvre à laquelle « elle sembloit avoir esté appelée par Jésus- Christ » le lui permettrait; et il terminait en

souhaitant qu'elle réforme le couvent de Sainte- Claire d'Assise.

Un peu plus tard, rendu à Baie pour les travaux du Concile, frère Guillaume écrit le 212 novembre sa deuxième lettre. Il encourageait Colette et ses filles, lui promettant de s'opposer « comme une muraille » aux tentatives des ennemis de sa réforme. Parmi les privilèges accordés à la réforme de sainte Colette, il faut citer la permission aux abbesses de recevoir des novices sans avoir besoin de la permission du cardinal protecteur, et la permission pour les sœurs d'élire ces abbesses sans la présence du ministre provincial, étant entendu toutefois que celui-ci devra confirmer l'abbesse élue. Le général termine en saluant frère Pierre de Vaux, confesseur de l'abbesse, et en se recommandant au roi Jacques « votre fils ».

Entre temps, en effet, le roi Jacques avait suivi les conseils de frère Guillaume de Casai et de Colette :

Ayant appris, en i434> 1» mort de sa femme, la trop fameuse Jeanne de Naples, victime de ses désordres, le Roi prit la résolution d'entrer tout à fait en religion. Pour ce faire il s'achemina vers Besançon. C'est en route, à Bourges, qu'il écrivit son admirable testament. «Leroy voyageant, dit Olivier de la Marche, sur une civière « telle, sans aultre différence, que les civières en quoy on porte lesfiens

et les ordures, communément », appuyé sur un « pauvre, méchant et rompu oreiller de plume», vêtu d'une robe grise grossière et ceint d'une corde, avait sur la tête une « cole » nouée sous le menton. »

Le Roi acheta une maison près du couvent des Claristes, et y établit une succursale du couvent des frères mineurs de Dole. Le a 5 septembre 1435, Jacques et son fils recevaient l'habit, et un mois après, dispensé du noviciat régulier à cause du « rude et long » noviciat qu'il avait fait à Vevey, le Roi faisait profession h Besançon; son fils acheva son noviciat à Dôle, y prononça ses vœux en août 1439 et mourut saintement trois ans après. Quant au Roi, dont le plus grand bonheur était de se livrer aux exercices les plus humbles de la communauté, comme de travailler au jardin ou à la cuisine, servir au réfectoire, laver la vaisselle ou balayer la maison, et qui disait goûter plus de joie dans ces travaux que dans toutes les fêtes de sa vie mondaine, il mourut de la mort des saints le 23 janvier i438, dans les bras du P. Henry, qui l'avait assisté. Il fut inhumé dans la chapelle Sainte-Anne de l'Église des Claristes, où ses héritiers érigèrent une chapellenie richement dotée à la nomination de l'abbesse. La maison, où fut installé cette sorte d'hospice du couvent de Dôle, existe encore avec son cachet du temps. Les meubles dont le Roi s'é-

tait servi s'y sont pieusement conservés jusqu'à la Révolution. Sa tasse de bois, qu'il avait en mourant donnée à la sainte abbesse est gardée encore aujourd'hui avec vénération chez les Pauvres Claristes de Besançon.' C'est une tasse de bois que Ton croit être du noyer, avec un petit cercle d'argent. Avec elle se trouve une cuillère en « conque marine. » Cependant la révélation que Colette avait eue à Béziers s'était réalisée ; Martin Y était mort, et de graves désordres menaçaient à nouveau l'unité de l'Église. Le Concile de Baie, en se séparant du pape Eugène IV, tombait dans le schisme et offrait le souverain pontificat à un personnage que Colette connaissait depuis longtemps, Amédée VIII, duc de Savoye. Ce prince, après avoir renoncé à la couronne, s'était adonné à la vie érémitique dans son château de Ripaille, près du lac de Genève. On croit qu' Amédée consulta Colette sur l'offre qui lui était faite. Cela n'a rien que de vraisemblable lorsqu'on connaît les relations qui les unissaient depuis les débuts de la réforme, dont Amédée avait été l'un des premiers protecteurs. L'abbé de Saint-Laurent, qui s'est sans doute inspiré ici du manuscrit du Père Henry, aujourd'hui perdu, nous dit même que le Concile de Baie consulta Colette. Cela n'a rien d'inadmissible car, parmi les Pères du Concile, se trouvaient frère Guillaume de Casai le cardinal Julien Cesarini qui, nous le verrons bientôt

connaissait, lui aussi, la sainte abbesse. Le a5 février i436, ce cardinal ne lui écrit-il pas : « Vénérable religieuse Dame, j'apprends que vous, comme Dame catholique, avez toujours eu une grande affection envers ce Sacré Concile, et je vous écris volontiers sur les choses qui concernent F honneur dudit Sacré Concile. »

Un peu plus tard, une révélation lui ayant appris le funeste résultat qu'aura le Concile, elle s'empresse d'en avertir le cardinal qui, le 8 septembre i438, lui écrit avant de quitter le Concile pour se recommander avec instance à ses prières.

Mais lorsque le Concile fut tombé dans le schisme, tous les Pères connus de Colette s'étant retirés, il est probable qu'elle ne demeura en correspondance qu'avec le duc Amédée de Savoie. On dit même qu'elle aurait eu à Lons-le-Saulnier une entrevue avec le prince ermite qui aurait promis de repousser les offres du Concile.

Quoi qu'il en soit, Amédée faiblit et se proclama Félix V; la Suisse et la Savoie reconnurent son obédience; mais Colette, par des ordres exprès, avait prémuni ses filles d'Orbe et de Vevey qui n'eurent aucune compromission avec l'intrus.

Le schisme cependant ne devait pas être de longue durée, et un beau jour, Félix V, moyennant un chapeau de cardinal et la légation en Suisse et en Allemagne, sa vie durant, abdiquait entre les

mains du Pape légitime son prétendu souverain pontificat et rentrait à Ripaille.

Cette solution inattendue et si heureuse fut, à ce qu'on croit, l'œuvre de Colette.

L'abbé de Saint-Laurent dit que saint Jean de Capistran, dans une des entrevues que nous le verrons avoir avec Colette, la chargea au nom du pape Eugène IV de cette difficile négociation. Il ne faut pas oublier que le travail de l'abbé de Saint-Laurent, quoique peu ancien, a une certaine autorité, puisqu'il est le seul reflet qui nous reste de la biographie de la sainte par le P. Henry, son confesseur, seul personnage qui pût connaître ces détails naturellement très secrets.

Toutefois, il faut remarquer que Félix V ne se décida pas facilement à abdiquer son prétendu pontificat, car il ne se retira enfin que le 9 avril i4499 deux ans après la mort de notre sainte, dont les démarches doivent se placer vers l'an i44 2 -

Ainsi Colette, qui avait déjà tant contribué à la solution du Grand Schisme d'Occident, aurait éteint ce schisme de Bâle, dont la fin devait marquer le triomphe définitif du siège de Pierre sur les prétentions conciliaires.

Revenons maintenant à la réforme des ordres franciscains que de nouvelles, mais courtes épreuves allaient frapper à partir de l'an i44<> et qui allait enfin parvenir à son triomphe définitif.

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