‹ Sainte Elisabeth de HongrieChapitre 11 sur 58 · Horvâth, A magyar irodalom tôrténete, p · texte numérisé non relu

Horvâth, A magyar irodalom tôrténete, p

ENFANCE ET FIANÇAILLES 2l

moulin de Pazâdnok, situé à Buda». Cependant, (les pensL^cs de vengeance hantaient son esprit, il regrettait que son père, André 11, n'eût pas poursuivi assez sévèrement les meurtriers de la reine, et l'on verra, plus tard, sa sœur Élisabelii essayer de le détourner de ces sentiments si peu chrétiens. Qu'un rÊvc ait révélé a l'enfant la mort de sa mère, ou que la nouvelle lui en ait été communiquée par ceux qui l'entouraient, l'impression n'en fut pas moins profonde sur l'âme sensible (le la petite Elisabeth. Accablée par son chagrin, isolée au milieu de cette cour étrangère, elle chercha un refuge auprès du Père des orphelins et puisa dans la prière la force de supporter sa douleur. Elle redoubla de piété et son caractère devint de plus en plus sérieux, elle s'écartait ainsi toujours davantage du ton régnant dans la maison ducale.

La douce enfant ne se plaignait pourtant pas, elle supportait vaillamment les reproches et les railleries dont on l'accablait; mais bientôt un nouveau malheur vint la frapper : son fiancé, Hermann'2, héritier présomptif du duché de Thuringe, vint à mourir, en 12163.

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