Horvdlh, A magyar irodalom tôrténete, p
2. Herinann était né en 1197 et avait, par conséquent, quatorze ans quand sa petite fiancée fut amenée à la Warlbourg (Mielke).
3. Le duc Herraann eut deux épouses, toutes deux nommées Sophie ; il avait épousé la première, Sophie de Som-
Tout au chagrin qu'elle éprouvait, Elisabeth, elle avait alors neuf ans, ne pouvait comprendre les conséquences que cette mort entraînerait pour elle; mais il en fut autrement à la cour et les préoccupations du duc et de la duchesse furent si vives que leur entourage en fit l'objet de ses conversations, émettant des opinions, bâtissant des projets, et, finalement faisant sentir à la royale enfant toute l'incertitude de son avenir. Par la mort du fiancé, tout contrat était rompu, disait-on à la cour, on pouvait donc ou renvoyer Elisabeth à son père, ou la faire entrer au couvent, ou encore la fiancer au jeune duc Louis qui était devenu héritier présomptif*.
La duchesse Sophie trouvait fort simple de faire entrer celle qui avait dû devenir sa belle-fille, dans un monastère. Quelques courtisans conseillaient de renvoyer Elisabeth à son père, et de choisir, pour
merschenburg, n'étant encore que comte palatin de Saxe ; elle mourut en llOo, lui laissant deux filles, Jutta et Iledwige. Quand, succédant à son frère, Hermann devint landgrave de Thuringe, il épousa Sophie de ^Viltelsbach et en eut quatre fils : Hermann, Louis, Henri, Conrad, et deux filles : Irmengarde et Agnès. L'aîné naquit en 1197 et Louis en 1200. Dans un rescrit, en date du 29 mai 1216, à propos d'une donation en faveur d'un couvent, on lit que le landgrave et « ses enfants, encore jeunes, mais mûrs d'esprit : Hermann, Louis, Henri, Conrad, etc., etc. », la suite des noms indique bien que Hermann était l'aîné (Kaltner, Mielke, Wegele, Wenck).
i. D"" H. Mielke, Zur Biographie der heiligen Elisabeth, Rostock, 1898, p. 49.
If duc Louis, une princesse plus riche et dont le iMJre, le cas échéant, serait utile à la Thuringe ; car, disaient-ils, le roi de Hongrie est si loin qu'il lie pourrait, en cas de danger, venir au secours du duché; cet éloignement était précisément la raison qui enhardissait ces conseillers à proposer le renvoi d'Elisabeth. André ne pouvait, leur semblait-il, parcourir tant de chemin pour venger l'injure faite à sa fille.
Mais, pour renvoyer la princesse, il fallait, tout au moins, restituer la dot que son père lui avait donnée, et on a tout lieu de croire que l'état des finances de Thuringe rendait cette restitution fort difficile, sinon impossible*
Pendant ces discussions dont l'écho retentissait douloureusement au fond du cœur d'Elisabeth, le temps passait, et la pauvre enfant restait en butte à toutes les persécutions que l'incertitude de son avenir paraissait autoriser de la part de la cour. Seul, le jeune duc Louis semblait lui témoigner quelque attention.
Enfin, le landgrave prit un parti, dicté peutêtre par affection pour l'enfant à laquelle il s'était attaché, mais plus vraisemblablement encore par l'impossibilité de faire autrement 2. Il décida que