‹ Sainte Elisabeth de HongrieChapitre 19 sur 58 · Mielke, Zur Biographie der heiligen Elisabeth, p · texte numérisé non relu

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rations de son âme. Cependant, si grande que fût son admiration pour François d'Assise et pour sa conception de la vie, Elisabeth ne suivit ses principes que dans ce qui convenait à son caractère, et, malgré tout ce qu'on put lui raconter de touchant et mémo d'édifiant sur l'amour de François pour ses « frères inférieurs », elle ne semble pas, si grande que fût sa pitié pour toutes les créatures, avoir suivi le Poverello dans cette voie.

Elle accueillit avec autant d'empressement que de reconnaissance les prédicate\irs qui étaient venus à Eiseuach ; elle leur fit construire un couvent 1 et ne dédaigna pas de filer la laine pour leur faire confectionner des vêtements-. Elle se faisait aider par ses suivantes et s'entretenait avec elles des enseignements des Franciscains ; elle s'essayait à leur en démontrer toute la valeur, leur faisant admirer la grandeur de ces religieux qui renonçaient à tout pour servir Dieu dans la pauvreté volontaire.

Un jour, dit-on, elle jeta un vieux manteau sur ses épaules et, la tôte couverte d'un châle, elle leur dit, comme prophétisant son avenir: « C'est ainsi vôtue que j'irai mendier quand je serai pauvre pour l'amour de mon Dieu. » Saint François de Sales admire ce trait ^.

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