‹ Sainte IrénéeChapitre 106 sur 174 · LA VIERGE MARIE · texte numérisé non relu

LA VIERGE MARIE

carnation. Cette théorie le conduit nécessairement* à enseigner qu'il y a en Jésus-Christ deux natures et une personne.

Jésus-Christ est homme, entièrement et a bsol liment homme, comme le plus humble d'entreiious'^ : il était et il devait être homme, puisque c'est rhomme qu'il fallait sauver*. Jésus est donc né d'une femme, comme Adam a été formé du H mon de la terre*; « comme Eve, ayant un mari, mais étant vierge encore, fut, par sa désobéissance, cause de mort pour elle-même et pour l'humaniiL* entière, ainsi Marie, ayant elle aussi un époux prédestiné et étant cependant vierge, elle aussi, devint par son salut, pour elle et pour touie l'humanité, cause de salut.... Comme Eve se laissa séduire par le discours d'un ange et abandonna Dieu en transgressant sa parole^ ainsi Marie reçut de la bouche d'un ange le joyeux message qu'elle porterait Dieu en obéissant à sa parole. Si la première fut désobéissante à Dieu, la seconde se laissa persuader de lui obéir, afin que la Vierge Marie fût l'avocate de la Vierge Eve. Et comme le genre humain fut entraîné a la mort par une vierge, c'est par une vierge aussi qu'il est sauvé ^ ». Il fallait que le Christ nuquît

I. En raison des deux derniers éléments qu'elle conijeut, rédemption et déification, a. IV, 33, n (1073, B).

Page 1