‹ Sainte IrénéeChapitre 118 sur 174 · NÉCESSITÉ DE LA GRÂCE · texte numérisé non relu

NÉCESSITÉ DE LA GRÂCE

mouvement d'orgueil, d'hostilité et d'ingratitude : l'expérience nous apprend qne c'est la surabondance de la vie en Dieu et non notre nature qui nous donne la persévérance définitive [c'est-à-dire le salut] . Loin de nous priver de la gloire de Dieu ou d'ignorer notre nature, sachons donc voir et quelle est la puissance de Dieu et de quels bienfaits il gratifie l'homme. Ne nous trompons pas sur la vraie nature de ce qui est, ni en ce qui concerne l'homme, ni en ce qui concerne Dieu! « Aussi combien de fois revient-il sur la différence caractéristique de l'homme et de Dieu : « Autant Dieu n'a besoin de rien ni de personne, autant l'homme a besoin d'être en communion avec Dieu. Voilà pourquoi le Seigneur a dit à ses disciples : Ce n'est pas vous qui m'avez choisi, c'est moi qui vous ai choisis*. » [lo., XV, i6J. Et Irénée rappelle et commente les paroles de l'Écriture : le Fils révèle le Père à tous ceux auxquels Dieu veut se révéler* ; il insiste à plusieurs reprises sur la gratuité du don divin ^ qui procure la persévérance et le salut éternel; lorsqu'il parle de l'être de Dieu qui soutient tous les êtres créés et qu'il admire la plénitude infinie de cette action transcendante, il la retrouve et il l'admire

1. IV, i4, I (loio), 2-3 (loii). Cf. I, 22, I (669, B); II, 2, 4 (7i4i B) et 5 (715, A); III, 8, 3 (868, A); IV, 18, 6 (1029, A, B) et 20, I (io32, B) et 33, i (1072, B); V, a, i (1124, A, B).

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