LE BAPTÊME
dans réconomie du salut. « Le prophète parlait de rhomme qu'il fallait sauver, lorsqu'il a dit : Il t'a demandé la vie et tu lui as donné la longueur des jours dans les siècles des siècles. Il supposait que le Père de tous donne la persévérance pour les siècles des siècles à ceux qui sont sauvés. Car ce n'est pas de nous, ce n'est pas de notre nature que vient la vie : c'est la grâce de Dieu qui la donne*. »
« Comme du froment sec ne peut devenir une même pâte, un même pain, si on n'y ajoute de l'eau; ainsi nous ne pouvons devenir un dans le Christ Jésus sans l'eau (de sa grâce) qui vient du ciel. Et comme la terre desséchée ne produit rien sans être arrosée, ainsi nous ne sommes qu'un plant aride qui ne donne aucun fruit de vie tant que nous n'avons pas reçu cette pluie céleste de par la volonté de Dieu. C'est par le bain (du baptême) que les corps reçoivent, c'est par l'Esprit que les âmes reçoivent cette unité qui donne l'incorruptibilité. L'un et l'autre sont nécessaires, car l'un et l'autre sont utiles à la vie divine (de l'homme).... C'est ce don de la grâce que (figure l'eau mystérieuse du Christ parlant à la Samaritaine), et que prévoyait Gédéon chargé par Dieu de sauver son peuple... ; les Israë-
I. II, 34, 3 (836). Cf. Psal., xx, 5. —Aussi Irënëe demaade-t-il à Dieu de lui donner sa grâce afin de résoudre les difficultés qu'opposent les Gnostiques. [II, 38, 6 (806, A) et I, préface, 2 (444* ^Ml*
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