LE FILS
mander^ ^ dans ce seos qu'îl est la source d'où part rébranlement créateur. Quant aux deux personnes procédantes, elles obéissent^ dans ce sens qu'elles exécutent, qu'elles effectuent, qu'elles accomplissent; car elles sont les deux « mains » du Père.
Mais de plus, il semble que l'on distingue le rôle de chacune de ses mains, et que, dans l'exécution de l'ordre paternel, chaque personne conserve le caractère de sa procession distincte.
Le Fils est par génération l'expansion du Père. Il est la Sagesse du Père, la Puissance du Père, suivant la parole de saint Paul : Christum Dei virtU" tem et Dei sapientiam, — Il est la « Sagesse ». Donc, tandis que le Père est la source primordiale de l'être, le Fils est Vjirt du Père, suivant (ce que dira un jour) 'saint Augustin : Art qui distribue l'être en genres, espèces et individus conformément aux raisons éternelles. — Le Fils est la €t Puissance » du Père. Donc il est le démiurge j c'est-à-dire le constructeur de l'Univers avec toutes ses complexités ; car le Père créateur ne crée que par sa Puissance'.
Quant à l'Esprit, bout de la Trinité, fin de la sortie du Père, il termine tout, il perfectionne