‹ Sainte IrénéeChapitre 141 sur 174 · LE PNEUMA · texte numérisé non relu

LE PNEUMA

d'âme et d'esprit : d'esprît, comme d'un principe sanctifiant et informant ; de chair, comme d'un esprit qui est uni et formé ; d'âme comme tenant le milieu entre les deux* ». Irénée ne parle pas ici de tous les hommes ; ils vise seulement les hommes parfaits. La preuve en est qu'il ajoute aussitôt : « L'âme suit quelquefois l'Esprit et est élevée par lui ; quelquefois elle suit la chair et devient esclave des passions sensibles. Or, tous ceux qui n ont pas le principe sanctifiant et informant (le pneumd)^ et qui n'ont pas l'unité, sont et s'appellent justement chair et sang, car ils n'ont pas l'Esprit de Dieu. Le Seigneur dit qu'ils sont morts... parce qu'ils n'ont pas l'esprit qui vivifie l'homme ». La preuve en est encore ce qu'il écrit ailleurs : à la résurrection générale, « tous ceux qui ont été désignés pour la vie (éternelle), reprendront leur corps propre, leur âme propre, leur propre /?weM/wa dans lesquels ils ont su plaire à Dieu, tandis que ceux qui méritent le châtiment iront le recevoir en leur âme propre, en leur corps propre, dans cette âme et dans ce corps qu'ils ont détournés de la grâce de Dieu* ». Il n'est plus ici question de pneuma.

1. V, 9, I (ii44). Cf. V, 6, I (ii37). — Cf. Schwane : Hist. des dogmes, trad, Belet (i886). I, 44^, sq.

2. II, 33, 5 (834). n semble bien, en effet, qu^Irénëe n^ait pas ëtë trichotomiste ; sa théorie continue, en les rectifiant, les théories assez confuses qui ont cours parmi les platoniciens et les stoïciens et qui apparaissent dans les écrits de Tatien. Les Gnostiques seuls avaient une théorie nette qui opposait Tâme sensible, ^'^x'h-, à Tâme supérieure, irveOpia.

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