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DU GNOSTICTSME. 171
elles ne différaient pas moins de celles de Marcion. A l'entendre, a il y a un seul Dieu bon, un seul principe, une seule puissance innommable. Ce Dieu unique, ce principe unique ne s'inquiète en rien de ce qui se passe dans notre monde. Ce même Dieu, saint et bon, fit un autre Dieu, lequel, une fois produit, créa l'univers, le ciel, la terre, tous les êtres qui sont dans le monde. Mais il avait cessé d'être bon, et ses œuvres n'ont pas été bien faites ; issues d'une volonté mauvaise, elles furent mauvaises*. » En même temps que le dualisme, Apelle abandonnait ou mitigeait fortement le docétisme radical de Marcion ; ce quant à la résurrection et à la répudiation de TAncien Testament, il demeura fidèle à la tradition de son maître. 11 laissa un livre, appelé Syllogismes^ dans lequel il cherchait à démontrer que tout ce que Moïse a dit de Dieu n'est qu'un tissu d'erreurs * ».
En même temps que le Marcionisme et le Valentinianisme, voici enfin que l'Ophitisme se transforme à son tour et que son rayonnement s'accroît d'une manière très notable. C'est contre l'Ophitisme que les apologistes chrétiens, au premier» tiers du troisième siècle, concentrent tous leurs efforts ; c'est contre les diverses formes de l'Ophitisme que saint Hippolyte dirige ses Philosophons mena. Or, parmi les huit ou neuf systèmes dont on doit la connaissance à Hippolyte, a il y en a quatre