SAINT IRÉNÉE, SAINT PAUL
nous fussions déifiés, A'jto^ yàp £vr,v9p(J>7U7ja"ev ha 7|[jieï<; OewTtolYiOwjjiev*. 9
On peut mesurer maintenant Timportance de saint Irénée*. Pour l'apprécier tout entière, il faut pourtant ajouter encore un mot. S'il est le premier des théologiens catholiques, saint Irénée est le dernier élève des propres disciples des Apôtres : il a recueilli les derniers échos de leur enseignement direct et il a conservé leur esprit ; son œuvre est Tanneau d'or qui unit à la révélation biblique la théologie chrétienne. L'attente du retour glorieux du Seigneur est aussi vive et impatiente chez lui que chez les Douze ^ et c'est des deux grandes doctrines où s'est exprimée leur foi que procède toute sa pensée. La doctrine paulinienne du second Adam et la doctrine johannique du Verbe fait chair et de TEsprit de Dieu, ne se sont jamais plus étroitement associées et plus intimement confondues que dans l'âme et dans l'esprit de saint Irénée. Bien habile qui démêlera exactement la
I. Dictionnaire de TUéologie catholique (igoS), I, 3, 169. A côté d'Athanase, il faut citer parmi les théologiens qu'a influencés saint Irénée, Marcel d'Ancyre : cf. appendice IV.
a. Peut-être le relief de Tidée de Tlncarnation s'est-il trop atténué dans les grandes synthèses scolastiques, et déjà dans la synthèse d'Augustin, Sur saint Anselme et son Cur Deus Homo^ cf. Avenir du Christianisme^ I, 5o3-5o4.
3. C'est pourquoi il est radicalement hostile au Gnosticisme et secrètement sympathique au Montanisme : le Montanisme procède de la grande espérance des premiers chré. tiens, le Gnosticisme, issu de l'Hellénisme, l'a complètement oubliée.
dbyGoogk