‹ Sainte IrénéeChapitre 18 sur 174 · LA. PATERNITÉ DIVINE · texte numérisé non relu

LA. PATERNITÉ DIVINE

même temps que la notion de la fraternité humaine^ la conscience des hommes retrouve l'idée de la paternité dwine. Les païens cherchent la « paix de Tâme ». Comme ils ont besoin d'une certitude, et l'ont vainement cherchée dans la science, ils se détournent de la pensée discursive, ne tentent même plus de connaître la vérité (Pyrrhon, •}• 270 av. J.-C, iEnésidème, -j- 10 av. J.-C, Sextus Empirions, 200 ap. J.-C). L'heure de l'idée claire est passée; on a plus de confiance dans les suggestions intimes et obscures de la conscience ; la vie religieuse^ recommence d'agiter les foules. En vain Théophraste (f 288 av. J.-C.) se moque, en vain Épicure (342-270) et Lucrèce (gS-S^) s'eflPorcent de rendre le calme aux âmes agitées en tuant la religion renaissante ; la religion renaît.

Cicéron appelle Dieu Notre Père, Senèque (•}• 65) veut qu'il soit honoré et aimé^ il veut que sa volonté soit faite, il fait un beau livre sur la providence. Epictète rappelle à l'homme qu'il est fils de Zeus, que les dieux s'occupent paternellement de lui : il ne cesse de les bénir, Marc-Aurèle de les prier. Plutarque (5o-i2o) enseigne l'insuffisance de la raison, et montre que cette insuffisance est suppléée parle contact de l'homme avec Dieu que procurent les pratiques religieuses. De même qu'Apulée (•}• vers 200), il place entre Dieu et l'homme des médiateurs bienfaisants (démons) « portant aux dieux nos supplications et nous rapportant leurs bienfaits », et dont il faut s^attirer la faveur par des

dbyGoogk

Page 1