‹ Sainte IrénéeChapitre 22 sur 174 · LE SYNCRÉTISME JUDÉO-PAÏEN · texte numérisé non relu

LE SYNCRÉTISME JUDÉO-PAÏEN

Jahvé, éclairée par la peinture du Fils de rHomme assistant rAncien des Jours nous montre le règne de Dieu s'établissant dans le monde par Teflet des souffrances et de la mort d'un Juste qui a mérité le salut pour ses frères et pour lui-même une gloire éternelle. »

Juifs et Païens s'acheminent donc, sans le savoir, les uns vers les autres : que le Christ paraisse, que ses apôtres parlent, que ses martyrs meurent, et l'harmonie interne et la convenance réciproque des deux évolutions apparaîtra au regard. On peut, du reste, montrer par quels canaux elles communiquaient l'une avec l'autre et agissaient l'une sur l'autre. Depuis la fin de leur existence nationale (600 av. J.-C.),les Juifs avaient essaimé dans la plupart de régions de l'Orient grec et commencé même de pénétrer en Occident : ils étaient très nombreux en Cyrénaïque et en Egypte, où AleJLandrie apparaissait comme une seconde Jérusalem ; mais ils avaient aussi d'importantes colonies à Antioche et en Syrie, à Césarée et en Cappadoce, à Ëphèse, à Pergame, a Milet, à Sardes, àLaodicée, dans les ports et dans les îles de l'Archipel, à Chypre, en Macédoine, en Grèce, en Sicile, à Rome et en Italie, en Gaule, en Espagne et même en Germanie (Cologne). Les hérésies juives, plus facilement que les déformations d'aucune autre religion, peuvent donc se propager d'un bout à l'autre du monde méditerranéen; d'autant que toutes les «cjuiveries »,

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