LA CONTROVERSE PASCALE
ner de prestige a cette église qui tirait déjà tant d'avantages de sa situation géographique. De fait, Lyon apparaît alors comme la métropole chrétienne des Gaules; sans qu'on puisse dire au juste avec quel titre, on voit que son évêque surveille les rares églises qui y sont éparses* et, sans qu'ion puisse précisément définir son œuvre missionnaire, on voit que certaines églises, celles par exemple de Besançon et de Valence, prétendent dévoir à saint Irénée la première annonce de TÉvan-
L'importance chrétienne de la métropole lyonnaise apparaît en pleine lumière lors de la controverse pascale. Les églisesd'Asie et les autres églises, celle de Rome notamment, ne s'accordent pas sur la date ni sur le jeûne de Pâques ; toutes croient que Jésus-Christ est mort le i4nisan, mais, comme les Asiatiques fondent leur calcul de l'anniversaire uniquement sur le mois lunaire tandis que les Romains combinent le mois lunaire avec In semaine, les Asiatiques célèbrent la fête de Pâques le i4 nisan même, les Romains le dimanche suivant. Déjà, en i54, le pape Anicet a discuté celte question avec Tévêque de Smyrne, Polycarpe : ils ne sont pas parvenus a s'entendre sans que le bon accord
saint Ambroise, de Constantinople au temps ôé ânitit J«aii Chrysostome.
1. Eusèbe. H. E, V. 23. D'après Mgr DuclieSDCi Contra Hamack.