‹ Sainte IrénéeChapitre 49 sur 174 · I. Lettre à Fiorinus (Eusèbe. H. E. V · texte numérisé non relu

I. Lettre à Fiorinus (Eusèbe. H. E. V

a. év T^ TupwTy) i^jiôv iF|Xtx{a [Ilf, 3, 4- 85a]. L'appendice du martyre de Polycarpe dans le manuscrit de Moscou autori' serait à reculer au moins jusqu'en lao la naissance d'Irénëe,

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IMS MAITRES D'IRÉNÉE. 57

On ne volt pas qu'il se soit attaché particulièrement à aucun évêque ; il n'a été le propre disciple depersonne. Sans doute préférait-il garder sa liberté, voyager peut-être de ville en ville, de Smyrne à Éphèse, de Laodicée à Tralles, peut-être d'Asie à Rome, comme faisait Hégésippe, comme feront bientôt Clément d'Alexandrie, Julius Africanus et Origène. Sans doute était-il aussi exigeant et difficile que curieux et chercheur; s'il n'est pas sûr qu'il soit sorti de l'Asie dans sa jeunesse, on ne saurait dire avec certitude dans quelle ville il se serait fixé.

Nul ne peut le revendiquer comme son disciple, mais beaucoup l'ont eu pour auditeur : parmi ceux-ci, les uns avaient connu les Apôtres et saint Jean lui-même, Polycarpe par exemple ; les autres avaient été seulement formés par leurs élèves. Tous lui paraissent également vénérables ; il se réfère avec confiance à tous ces sviinis presbf très \

s*il ne paraissait dériver d'une légende ; d'autant que Irénëe semble placer à peu près à la même époque sa naissance et la rédaction àeV apocalypse [V, 3o, 3. 1207]. — Le ton de la lettre des Lyonnais à saint Eleuthère ne vise pas la jeunesse — plus que problématique — d'Irénée en 178; il s'explique par la nature de la mission d'Irénée : les confesseurs voulaient le mettre en bonne posture pour discuter avec le pape. — L'âge de Florinus est inconnu : on n'en peut donc rien tirer pour fixer l'âge d'Irénée.

I. Les témoignages de ces presbytres sont réunis dans les Antilegomena, Die Reste der ausserkanonischen Evangelien und urchristlichen Ueberlieferungen de Erwin Preuschen [Giessen. Ricker, 1901], p. 63-71, et 54-63.

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Polycarpe est cet évêque de Smyme que nous avons vu conférer à Rome avec Ânicet sur la date de Pâques et mourir, brûlé par la populace smyrniote (i55). C'était un ami de saint Jean TËvangé* liste et de saint Ignace, un vigoureux adversaire des Gnostiques, de Cérinthe et de Marcion. Né en 69 au plus tard, il avait connu dans sa jeunesse les derniers contemporains des Apôtres et de Jésus- Christ, et c'est lui dont saint Irénée gardait, jusque dans sa vieillesse, l'image nette et vivante, a Je pourrais encore, dit-il à l'un de ses anciens amis, te dire le lieu oîi était assis le bienheureux Polycarpe lorsqu'il prêchait la parole de Dieu. Je le vois entrer et sortir : sa démarche, son extérieur, son genre de vie, les discours qu'il adressait à son peuple, tout es| gravé dans mon cœur. Il me semble encore l'entendre nous raconter de quelle manière il avait conversé avec Jean* et avec les autres qui avaient vu le Seigneur, nous rapporter leurs paroles et tout ce qu'ils avaient appris touchant Jésus-Christ, ses miracles et sa doctrine*. » Cette doctrine de Jésus-Christ qu'enseignait Polycarpe

I. Il n^y a pas de doute : Irénëe affirme ici que saint Polycarpe a connu saint Jean, l'Apôtre et rÉyangéliste, [cf. la fin delà lettre à Florinus. (P. G. 7. laSi); et son ouvrage, III, I. I. 845; et II, aa, 5. 786]. On peut difficilement rêver affirmation plus catégorique. C'est cette affirmation qui est l'ëcueil des systèmes tendant à retirer le 4* évangile à l'apôtre Jean, fils de Zëbëdée.

a. Lettre à Florinus. (Eusèbe, H. E. Y. ao). [P. g. 7. laaSJ.

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