III, 3, 3 (85i
2. IV, 3c, I (io65). Cf. Philosophoumena. IX, 11; Dion Cassius, 7a, 4» — Peut-être pourrions-nous préciser davantage si nous connaissions mieux les dates de Theodotion, cf. III, ai, I (946).
78 LES SOURCES D'IRÊNÉE.
verlîs. Mais il n'est pas douteux qu'il puisa le plus souvent h des textes écrits, aux ouvrages de ses adversaires comme aux réfutations de ses amis.
Il nous avertit lui-même, à plusieurs reprises*, qu'il a consulté les livres des docteurs de la Gnose ; mais il ne nous dit pas lesquels. On conjecture qu^il recourt de préférence aux écrits les plus récents : son but est pratique, il veut convertir les âmes ; c'est donc les théories courantes, dans la forme que leur donnent ses contemporains, qu'il doit combattre et réfuter. On croit ainsi que c'est aux livres de Ptolémée, le disciple de Valentîn, qu'il emprunte son grand exposé du Valentinianisme *. Il fait usage des livres de M areus, un autre disciple du maître, plus original semble-t-il. Il consulte les traités des Barbéliotes et des Ophites. — Mais il a certainement eu aussi à sa disposition des documents plus anciens : lorsque par exemple, il décrit le système propre de Valentin, nul doute qu'il n'utilise un texte écrit ^.
On ne peut guère être plus affirmatif ou plus précis, s'il s'agit de déterminer quelles réfutations catholiques de la Gnose il consulte.
Les Mémoires d'Hégésippe ne lui ont été peutêtre d'aucun secours : ils viennent à peine de paraître (vers 170-180) en Palestine ou en Syrie;
I. I, préf. ^ (441). — I, a5, 5 (685). - I, 27, 4 {689). — I, 3i, a (704). — V, prëf. (11 19).
a. Livre I, les 10 premiers chapitres.