‹ Sainte IrénéeChapitre 69 sur 174 · ET SAINT HIPPOLYTE · texte numérisé non relu

ET SAINT HIPPOLYTE

OU de Ménandre, on s'explique mal, si Hippolyte avait entre les mains le livre d'Irënée, qu'il ait négligé d'y prendre tels traits caractéristiques : dans la notice de Saturnin par exemple, pourquoi Hippolyte ne dit-il mot de la division des hommes en deux classes, de ses théories de la Rédemption et de l'Ancien Testament? 11 est possible, sans doute, qu'Hippolyte ait entendu Irénée et que le livre de celui-là reproduise l'enseignement primitif de celui*ci sur le Gnosticisme*. Mais comme aucun autre fait ne nous invite à penser qu'il y ait eu relations directes et personnelles entre ces deux hommes, il est plus sage d'admettre qu'ils ont puisé à une même source*.

Les autres réfutations catholiques de la Gnose sont trop peu connues pour qu'on en puisse déterminer le rapport au traité de l'évéque de Lyon*.

I. Hypothèse de M. de Faye. Photius dit simplement qu'Hippolyte a étë disciple d'Irénëe. Cela n'implique pas nécessairement qu'ils se soient connus.

i. Hypothèse de Lipsius (Die Quellen der dltesten Ketzer» geschîckte^ i875). Ce texte inconnu serait peut-être aussi la source — ou l'une des sources — del, ii-ia, I, 23-27.

3. Les traités gnostiques rësumës et discutés par saint Hippolyte dans les Philosophoumena sont postérieurs à saint Irénée — comme aussi les quatre traités de la Pistis Sopkia. — Les traités gnostiques antérieurs à saint Irénée découverts, en mai 1896, par M. C. Schmidt, 'Andxpuçov 'Iwàvvou, Soçta 'IrjaoO XpiatoO, Ilpa^tç IléTpou, EOayyéXiov xatà Maptàpi ne sont pas encore édités (1903).

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