I. Il
a. II, 7, 3 (728).
auteur du monde et que le Père ignore ce monde ? Votre pensée chancelle : la totalité des ôtres finis, existants ou possibles, n^est pas adéquate à Tidée d'infini : Tinfini est une chose, Tindéfini en est une autre. « Tel est l'embarras dans lequel s'est jeté Basilide, pourchassant la vérité à travers une immense série d'êtres qui procèdent l'un de l'autre. Il a beau imaginer ses trois cent-soixante-cinq cieux superposés par degrés, comme le type suprême des trois cent-soixante-cinq jours qui forment l'année ; il a beau mettre par dessus tout cet échafaudage ce qu'il appelle la Puissance sans nom, il n'en est pas plus avancé pour cela. Si on lui demande qui a fourni le type du premier de tous les cieux, dira-t-il que c'est la Puissance sans nom ? Mais s'il s'arrête à une Puissance créatrice, il rentre dans notre doctrine; sinon il faudra qu'yu-dessus de cette Puissance sans nom il en suppose une autre qui aurait fourni à celle-ci le modèle de toutes les créations, et ainsi de suite en remontant toujours sans jamais s'arrêter.... Toutes ces multiplications d'êtres ne lui donnent pas rÈtre suprême dont la hauteur est inaccessible à tous les cieux et à tous les éons réunis, qui nen restent pas moins dans leur condition basse et inféneure*. »
Il serait trop long — et peut-être fastidieux — Je poursuivre plus loin cette analyse du détail de
i. II, 16, a, 4 (760-761). — Freppel, op. cit., 35i.
rargumentation d'Irénée. Le lecteur peut prendre une idée de sa manière. Si j'ajoute qu'il raille agréablement ses adversaires de verser dans l'anthropomorphisme — suprême infortune pour un théologien gnostique — et de déguiser une psychologie arbitraire en une profonde cosmologie, j'aurai dit l'essentiel. La nature de Dieu diffère de la structure de rhomme, « qui est composé de deux natures, d'un|corps et d'une âme. Quand ils mettent en avant (leurs émanations).... ils parlent mal; ils prêtent à Dieu, qu'ils ne connaissent pas, les passions, les affections et les sentiments de l'homme. Ils appliquent au Père de toutes choses ce qui ne convient qu'à l'homme, tout en disant que personne ne le conçoit et que ce n'est pas lui qui a créé le monde.... S'ils connaissaient les Écritures et étaient instruits de la vérité, ils sauraient qu'il n'en va pas de Dieu comme de Thomme, et que les pensées de Dieu ne sont pas comme les pensées de l'homme. La distance est grande qui sépare le Père de toutes choses des affections et des passions humaines ; il est simple et sans parties,... etc*. » Quoi qu'il veuille ou tente, l'homme est toujours l'esclave d'un inévitable anthropomorphisme.
La complication du système valentinien —
I. II, i3, 3, sq. (743). Leur théorie de rémanation des ëons est un modèle d'arbitraire [II, 12-28 (737-787)]. Cette seconde partie du livre II est suivie de deux chapitres (a4- 25), où Irénëe réfute l'arithmétique symbolique des Marco-
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m CRITIQUE DU PANTHÉISME.
comme des systèmes gnostiques en général — *^taît un ëlëment de âoa prestige : les esprits crédules admirent ce qu'ils n'entendent pas. L'irrespectueuse audace d'Irénée vint troubler la quiétude victorieuse de Tadversaire ; sa main sacrilège bouscula leur fantomatique empyrëe ; elle le fit évanouir.
Bien» et autres, — de trois chapitres (36-28), qui traitent de h vraie méthode (cf. infra, p. gS), — de cinq chapitres (39-34) qui réfutent les théories gnostiques sur la destinée de$ ;îm<ïS. Pour plus de détails, cf. notre saint Irénée [Bloud], livre U, §§ 4, 5, 6, 7 et 8.
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