‹ Sainte IrénéeChapitre 80 sur 174 · LE MYSTÈRE · texte numérisé non relu

LE MYSTÈRE

tu tiens ton être, ô homme ! Tu ne coexistais pas toujours avec Dieu, comme son propre Verbe : mais c'est à cause de son éminente bonté que tu as commencé d'être et que le Verbe t'apprend peu à peu les desseins du Dieu qui t'a fait. Laisse donc ta science à sa place..., n'empiète pas sur Dieu, tu ne pourrais pas passer... : ton créateur est indéterminable. En raisonnant à l'encontre de ta nature, tu déraisonneras ; si tu persévères, tu tomberas dans la folie, tu te croiras... meilleur que lui'... » a II y a des choses qu'il faut abandonner à Dieu. »

Comment s'en étonner « si, de toutes ces choses qui nous entourent dans la nature créée — que nous manions, que nous voyons, qui sont avec nous — beaucoup échappent h notre science... Que dire, en effet, si nous voulons donner la cause des crues du Nil ? » . Les migrations des oiseaux qui arrivent au printemps et fuient en automne n'ont pas encore été expliquées. Quelle est la raison véritable du flux et du reflux de l'Océan ; de la pluie, des éclairs, du tonnerre, des orages, des nuages, des vents, delà neige, de la grêle, de la croissance de la lune et des diflerences que l'on constate entre les eaux, les métaux, les pierres et autres choses semblables... Les cheveux des hommes, pourquoi sont-ils si diversement disposés sur leurs têtes ? Si donc, parmi les choses de la création, il en est qui touchent à Dieu, comme il en est qui tombent dans

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