‹ Sainte Marguerite de Cortone. Quatrième éditionChapitre 103 sur 142 · BEVEGNATI, C. 1X, p · texte numérisé non relu

BEVEGNATI, C. 1X, p

2. Ibid., c. 111, p. 7; C. X, p. 15; C. V, p. II. 3. Ps. xxI1. — BEVEGNATI, C. IV, p. 12, et c. v, p. 8.

premiers temps de sa conversion : « Ma fille, que désires-tu », elle répondit sur-le-champ : «Jene désire qu'une seule chose, Seigneur : vous aimer et vous servir de jour en jour plus fidèlement (1). » Amour si violent, qu'il la mettait ‘hors d'elle-même et que, dans les jubilations de l'extase, elle félicitait ceux qui avaient su garder ce feu divin : « Je vous loue, à bienheureux Pierre, d’avoir dit : « À qui irions-nous, Sei- « gneur ? Vous seul avez les paroles de la vie « éternelle (2). > — Je vous loue, Ô bienheureux Paul, d'avoir porté ce défi aux créatures : « Qui « donc pourra me séparer de Jésus-Christ, mon « Sauveur? » Puis, se retournant vers le divin Maître, elle complétait ainsi sa pensée : « Non, non, Seigneur, ni la faim, ni la soif, ni le feu, ni le fer, ni aucune tribulation, rien ne pourra me séparer de vous. Vous m'avez mis au cœurtant d'amour, que le monde entier est incapable de m'empêcher de suivre l'attrait qui me pousse vers vous (3). »

Ainsi, par l'amour, Marguerite était la sœur des sainte Marie-Madeleine, des saint Pierre, des saint Paul ; par l’amour, elle était la sœur des séraphins. Telle était sa ferveur, que Notre- Seigneur lui déclara un jour que, parmi toutes les femmes de son époque, il n'y en avait pas une seule qui lui fût plus agréable qu'elle (4). Et

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