‹ Sainte Marguerite de Cortone. Quatrième éditionChapitre 105 sur 142 · BEVEGNATI, C. V, p · texte numérisé non relu

BEVEGNATI, C. V, p

venir dans sa cellule un pécheur qui n'avait de l'ange que le nom, et dont Notre-Seigneur lui avait révélé les débordements. ŒÆlle le reprit sévèrement, et ne trouvant en lui que résistance à la prâce, elle le renvoya sèchement. Après san départ, elle céda à nous ne savons quel sentiment de vanité, et fit à ses compagnes une demiconfidence de ce qui s'était passé. Péché d'orgueil et d'mdiscrétion! La femme s'était retrouvéeaprèsla Sainte(r). Mais cettechutepassagère fut pour elle une leçon dont elle profita pour domner, plus que jamais, un libre rours à ses larmes, à cette soif d'expiation qui forme le cachet spécial de son amour.

N’avoms-nous pas vu la pénitence devenir pour elle, dès qu'elle a compris les folies des passions, une loi rmpérieuse, un besoin ? Saisissant les verges de la justice divine, elle a châtié d'une main impitoyable les sens, qui l'avaient indignement trahie. Cette haime vigoureuse ne dimmue pas avec le temps. Plaintive, vêtue d'un sac, couchée sur des sarments ou sur la terre nue, la servante de Dieu passe vingt-trois as, c'est-à-dire près de la moitié de son existence, dans d’incroyablesaustérités, sans jamais plus se laisser éblouir par l'éclat trompeur des créatures. À l'exemple dela pécheresse de l’Evangile, elle met tant de générosité dans son repentir, que l'amour dévoreson péché, comme l'incendie dévore les forêts où la foudre l'a

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