‹ Sainte Marguerite de Cortone. Quatrième éditionChapitre 11 sur 142 · JEUNESSE DOULOUREUSE. — LA CHUTE · texte numérisé non relu

JEUNESSE DOULOUREUSE. — LA CHUTE

« La plus grande faveur que Dieu puisse accorder à un homme, a dit un illustre prélat de nos jours, est de le faire naître d'une famille chrétienne (1).» Marguerite eut ce bonheur. Elle dut la vie, après Dieu, à d’obscurs cultivateurs de FOmbrie, pauvres des biens de ce monde, mais riches de foi et de piété. [ls habitaient Laviane, modeste village dépendant de Pozzuolo et situé dans le val de la Chiana, à peu de distance du tac Trasimèêne. C'est là que vint au monde, en Fannée 1247, vers la fin du règne de Frédéric EE, sous le pontificat d’Innocent IV, l'héroïne de la pénitence dont le nom aura tant de retentissement dans l’avenir. Elle eut un frère nommé Barthélemy, dont il sera question au chapitre des miracles de la Sainte.

Voilà tout ce que le P. Girunta Bevegnati, son confesseur et son historien, nous apprend sur son origine. Mais fut-elle l’aînée ? Quel est son nom ? Qu'était sa famille? Quelle éducation reçut-elle au foyer domestique? Le vieux chroniqueur, qui connut certainement toutes ces choses, n’a pas jugé à propos de nous en instruire. Selon l'usage du temps, il a laiSsé dans

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