‹ Sainte Marguerite de Cortone. Quatrième éditionChapitre 111 sur 142 · Ibid., c. 1V, p · texte numérisé non relu

Ibid., c. 1V, p

sainte Table, elle s'arrêta tout à coup, comme l'avait fait avant elle saint Bonaventure, suspendue entre deux sentiments d'une égale violence, La crainte et l'amour, le désir de communier et la conscience de son indignité. Ne sachant auquel céder, elle eut recours à la prière et supplia Celui qui scrute les reins et les cœurs de l’éclairer. « Ma fille, lui dit la voix qu'elle connaissait, bien purs sont les rayons de lumière que le soleil envoie à la terre; plus pure encore doit être l’âme qui communie (1). » Il se plaignit ensuite à elle des irrévérences et des profanations dont il était l’objet, et comme elle tremblait en entendant ces reproches, il ajouta : « Rassure-toi, ton cœur est une rose vermeille dont le parfum m'attire, un ciboire d’or où je fais mes délices d’habiter. Communie sans crainte, communie tous les jours, selon l’ordre de ton confesseur, et laisse-toi toujours guider par l’obéissance. T'abstenir sans motif, ce serait me faire injure (2). » Marguerite ouvrit les yeux, à l'exemple du Docteur séraphique, sur les condescendances et les amabilités infinies du bon Pasteur, et à partir de cette révélation, la confiance l’emporta sur la crainte.

Nous ne pouvons passer ici sous silence une observation souvent répétée dans les visions de la Sainte. C'est que la communion fut pour elle le centre des faveurs spirituelles qui lui furent

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