BEVEGNATI, C. VII, P
2. Ibid., c. 1V, p. 16; c. vit, pp. 12 et 13; c. IX, p. 2, et C. XI, p. 18.
accordées. C'est au moment de l’union eucharistique que l’Epoux lui parlait le plus familièrement, la ravissait dans les plus douces extases, l'enrichissait de ses dons les plus précieux, lui communiquait les plus profonds secrets de la divinité, des secrets que l'oreille de l’homme
mn L
n'a jamais entendus (1). « Chacune de tes com- |
munions, lui disait-il, t'a valu, avec une aug-
mentation de grâce, un surcroît de lumières et
de forces. L'Eucharistie a été la source féconde de tes progrès dans la vertu et le principe des
rapides ascensions de ton âme (2). »
Toute pénétrée de ces lumineux enseignements, la voyante en partageait le bénéfice avec ses visiteurs ; car, elle savait que si les consolations intérieures étaient pour elle seule, les bienfaits de la doctrine s’adressaient à tous (3). Elle se faisait donc l’apôtre du culte eucharis-
tique et prenait un plaisir infini à proclamer .
les merveilleux effets de la sainte commu- |
DiOD.
Le P. Bevegnati nous a conservé un de ces entretiens familiers, où elle s’épanchait avec un parfait abandon, parce que le sujet l’entrainait. L'héroïsme des premiers âges du christianisme formait le thème de leur conversation. Pour l'expliquer, Marguerite montrait le Tabernacle. Puis, faisant un retour sur elle-même et s’ani-