Ibid
:CANONIBAFION ‘219
Tous:ces faits sont autant de preuves qu'il y avait entre la cité cortonaise «et les ‘religieux de saint Françoisiune sainte émulation de ferveur dans :le culte public qu'on rendait à l'illustre pénitente. iLes uns et les autres travaillaient avec une égale ardeur à sa glorification, et ‘ils hâtaient deleurs vœux:ke jour 'où'son nom 8seait solennellement insorit dans les ‘diptyques sacrés. Car,'ils le savaient, on avait beau recourir- sans Cesse:à son intercession :et couvrir ‘son tombeau de lumières, d'or, de pierresprécieuses : à tous ces témoignages de la piété populaire, à tes'honneurs, ilmanquait une :sanotion défini tive, celle de l'autorité dont :les jugements sont irréformables et dont la sentence confère au tulte public ou privé le caractère de la certitude. Nous voulonsiparler de l'Église romaine ; tar il n'appartient qu'à elle de lire le nom de ses ‘enfants à la voûte du firmament invisible, de proclamer l'héroïcité deleursvertus, detirer leurs cendres de la poussière du tombeau ‘pour
les placer'sur les-:autels, et de convier toutes les
générations à chanter avec :elle : «'Qu'elle’est bélle, larrace des âmes pures ! Leur mémoire est immortelle, bénie de Dieu et des hommes(r)»
Cen'est pas que la cause de Marguerrte n'eût été introduite de‘bonne heure en cour äe Rome; mais ,per suite. du malheur des temps, ou plutôt par une disposition spéciale de la Providence, qui la réservait comme une ‘force pour des