Breviar. Rom. (Franeise., 22. febr
gence plénière:aux assistants..Le soir, la ville: s'illumina comme par enchantement,. et les:
Romains manifestèrent un enthousiasme indescriptible (#).
Toutes ces. splendeurs;, qui empruntent. à la: majesté pontificale: et: à la, basilique Vaticans. un éclat. incomparable, se reflétèrent: à: Rome: et au loin; partout où. s'élevait un couvent. de: l'Ordre.
A l'Ara: cæli, résidence du, Général de l'Observance, les fêtes du triduum de sainte. Mar-guerite se célébrèrent avec une grande magnifcence. À; Cortone; elles revêtirent. nécessairement un.cachet-particulier, religieux.et national, plus intime que. partout. ailleurs. Sainte Marguerite n'était-elle pas pour les, Cortonais. une compatriote, une patronne; une gloire enviée de tous ? Ils le comprirent de la:sorte. Pendant trois jours, du 21 au 23 mai 1730, les:tribunaux furent fermés, les affaires suspendues, le peuple tout entier à sa joie. Décorations, chants, pané-: gyrique, illumination, rien ne manqua pour que le triduum fit époque dans les fastes de l’antique cité. Ce. fut aussi à l’occasion de ces fêtes: que le municipe décida qu'on agrandirait le sanctuaire, devenu trop étroit pour contenir la foule des pèlerins. Quelques années après (1736), un prince fort dévot à la sainte pénitente, Jean V, roi de Portugal, prenait à sa charge la. majeure partie des frais de restauration; et bà--
1. GIOVAGNOLI, Vie de sainte Marguerite, liv.. III, et. Archives du marquis Pancrazzi, de Cortone.
tissait le transept, la coupole et deux chapelles latérales (1).
De leur côté, les pontifes qui succédaient à Benoît XIII n'oubliaient point, dans la distri-— bution de leurs largesses, le sanctuaire de Sainte- Marguerite. Clément XII transférait au dimanche qui suit l’Ascension, ou à un des jours de l’octave, l'indulgence plénière fixée par Benoît XIII au 22 février (2); et Pie VI concédait au diocèse de Cortone, pour ce même dimanche, l'usage de l'office et de la messe propres de la Sainte (3). Ces faveurs ne témoignent pas seulement du haut intérêt que les pontifes portaient au vénérable sanctuaire ; elles indiquent aussi que la religion était alors libre, floris- . sante, et que les hauteurs de Cortone étaient le rendez-vous des pèlerins.
Il n’y a rien de fortuit dans les œuvres de Dieu. C'est sur un signe de sa main que les étoiles cachées dans les profondeurs du firmament sont accourues en criant : « Nous voici », et qu'elles ont commencé de luire pour Celui qui les a créées. C'est sur un autre signe que les saints apparaissent sur la scène du monde et