BEVEGNATI, C. 1V, p
2, Ibid., c. 11, p. 4.
cilice sur sa chair et la mater par de sanglantes disciplines, tous ces sacrifices, toutes ces austérités et beaucoup d’autres dont les anges seuls furent tésnoins, se succédaient et s’entremélaient, sans apaiser la soif d’expiation qui la dévorait. Jamais jeune fille ne mit autant d’ardeur à convoiter une couronne royale que notre pénitente à ceindre la couronne d’épines du Calvaire (1). |
Chaqu: jour elle s’imposait de nouvelles privations. Sa chair était une victime délicate, d'agréable odeur, qu'elle immolait, malgré les résistances de la nature, sur l'autel du divin amour. » Mon Père, disait-elle à son confesseur qui l’exhortait à modérer ses mortifications, il n’y a plus de paix possible entre mon âme et ce misérable corps. Laissez-moi le traiter comme on traite 1n adversaire irréconciliable, et n’ayez garde d'écouter ses récriminations. Il ne se plaïgnait pas, lorsqu'il vivait dans les délices ! — O mon corps, ajoutait-elle en pleurant, que ne m'aides-tu à servir ton Créateur! Que n'’es-tu aussi empressé à lui rendre hommage que tu l'étais à violer sa loi! Pas de feinte, pas de mur- . mures : tu m'as vaincue, je te vaincrai (2). » Le P. Bevcgnati, fléchi par une telle générosité de sentiments, la laissa libre d’obéir à ce qu'il ne pouvait sempêcher de regarder comme une touche secrète de l'Esprit-Saint. | |
Peu de temps après, et comme pour exécuter